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Defens'Aero

L'Armée de l'Air réceptionne trois nouveaux drones MQ-9 Reaper

Depuis le début du mois de janvier 2014 et mai 2015, l'Armée de l'Air française déploie sur la base aérienne de Niamey, au Niger, trois drones MQ-9 Reaper de l'Escadron de Drones 1/33 «Belfort».

Ces MQ-9 Reaper, qui ne sont malheureusement pas encore armés, ont pour objectif dans le cadre de l'opération Barkhane, d'illuminer des cibles au laser au profit des Mirage 2000D/C, mais aussi et surtout, de mener des missions ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) au-dessus de la bande sahélo-saharienne, qui comprend la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, ainsi que le Tchad.

Alors que l'Etat-Major des Armées affirmait, le 06 décembre 2016, que ces trois drones MQ-9 Reaper venaient de franchir le cap des 12 000 heures de vol, près de trois ans après l'arrivée des premiers aéronefs, il se pourrait bien que ce compteur s'accroisse à nouveau.

© Armée de l'Air - Les trois premiers Reaper de l'Armée de l'Air française, devant leur abri de Niamey.

© Armée de l'Air - Les trois premiers Reaper de l'Armée de l'Air française, devant leur abri de Niamey.

En effet, dans un communiqué de presse publié le 10 janvier 2017, la Direction Générale de l'Armement (DGA) a indiqué qu'un deuxième système de drones MALE MQ-9 Reaper a été réceptionné le 31 décembre 2016 sur la base de Niamey.

Ce système de drones, composé comme tous les autres de trois appareils, renforcera le dispositif de l'opération Barkhane avec l'utilisation de deux Reaper, tandis que le troisième appareil rejoindra la métropole, sur la base aérienne 709 de Cognac.

En France, la DGA explique que ce Reaper «sera utilisé pour l’entraînement des personnels de l’escadron 1/33 Belfort qui met en œuvre les drones MALE français». 

En outre, peu de temps après l'arrivée du premier Reaper sur le sol français, l'Armée de l'Air et la DGA conduiront «une campagne d’essais pour valider l’aérotransport du système Reaper à bord des avions de transport de l’Armée de l’Air, principalement l’A400M, ainsi que les conditions techniques de son utilisation dans l’environnement électromagnétique de la base de Cognac et du territoire métropolitain».

Par ailleurs, outre la réception de ce deuxième système, la DGA a aussi indiqué qu'elle avait procédé à la commande, «le 5 décembre 2016, d'un quatrième système de drones». S'il n'y a pas de retards dans la production du côté de chez General Atomics, constructeur des Reaper, la «livraison interviendra en 2019».

Pour rappel, le troisième système de drones a été commandé le 07 décembre 2015, et les appareils devraient être livrés à son utilisateur en 2019, eux aussi.

Ces deux dernières commandes permettront la livraison de MQ-9 Reaper au standard Block 5. Ils disposent d'une nette amélioration de la station de contrôle, ce qui «permet des facilités en termes d’adaptation d’une charge utile différente, en particulier les charges utiles de ROEM» (Renseignements d'Origine Electro-Magnétique), selon le Délégué Général à l'Armement, Laurent Collet-Billon.

De plus, ils sont aussi équipés d'une nouvelle avionique, d'un système de communication crypté, et d'un train d'atterrissage renforcé. 

Les Reaper réceptionnés au standard Block 1 devraient sans doute être rétrofités au standard Block 5.

© Armée de l'Air - Au roulage sur la base aérienne de Niamey, au Niger.

© Armée de l'Air - Au roulage sur la base aérienne de Niamey, au Niger.

Ces appareils sont devenus indispensables aux opérations terrestres menées par les GTIA déployés au sol dans l'immensité du Sahel, notamment grâce à leurs différents et puissants capteurs, utilisés de jour comme de nuit, et avec une autonomie en vol qui atteint les 24 heures.

La mise en oeuvre des Reaper se fait, selon l'EMA, par quatre opérateurs qui ont chacun une fonction bien précise. Le premier est pilote et se charge de faire évoluer l'appareil dans les airs, le second est un opérateur-capteur, qui a pour mission de faire fonctionner «les divers systèmes d’optronique».

S'en suit du troisième aviateur, appelé opérateur-image, qui se consacre à «l'analyse du renseignement en temps réel», et enfin, du quatrième militaire, le coordinateur-tactique, qui doit faire «remonter au pilote de manière permanente une synthèse des informations transmises par les opérateurs».

Enfin, outre cet équipage, se trouve également à leur côté des aviateurs formés à des spécialités que l'on retrouve dans les escadrons de reconnaissance et aujourd'hui, dans ceux de Rafale.

En effet, «l'équipe de spécialistes en renseignement et d’interprétateurs image dissèque, recoupe et légende les clichés fournis par le drone», explique l'EMA.

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