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Defens'Aero

Le drone NEURON va réaliser des essais en coopération avec le porte-avions Charles de Gaulle

© Dassault Aviation / R. Michelin - Premier vol du drone NEURON depuis la base aérienne d'Istres.
© Dassault Aviation / R. Michelin - Premier vol du drone NEURON depuis la base aérienne d'Istres.

Entre le mois de septembre et novembre 2015, le NEURON, un démonstrateur européen de drone de combat, a mené une campagne d'essais depuis la base aérienne de Vidsel, dans le nord-est de la Suède, où est implanté une partie du Försvarets MaterielVerk, homolgue suédois de la Direction Générale de l'Armement, en France.

Durant cette campagne d'essais, le drone a réalisé onze vols afin notamment de tester ses capacités furtives face aux JAS-39C et D Gripen de la Force Aérienne Suédoise et au JAS-39 Gripen NG (nouvelle génération) de l'avionneur Saab, qui dispose de capteurs plus puissants que les premiers Gripen actuellement en service, ainsi que d'un radar AESA, à antenne active et balayage électronique.

En plus des Gripen, et toujours depuis le centre d'essais suédois, le NEURON a été confronté aux détections et aux radars mis en oeuvre par l'avion de guet aérien S-100B Argus, mais aussi par les radars au sol de la force aérienne et de l'armée de terre suédoise.

La campagne a également permis de valider l'emport et la possibilité de mener à bien un vol avec un armement dans les soutes internes du drone, et la capacité de tirer une bombe inerte GBU-12 (250kg) lors d'un autre vol.

Cette troisième campagne d'essais après la France et l'Italie, et qui a permis au NEURON d'accumuler pas moins de 123 vols d'essais, dont 100 réalisés en France depuis Istres, 12 en Italie depuis Decimomannu, et 11 en Suède, aurait dû être la dernière. Cependant, une quatrième, qui n'était pas initialement prévue, vient de débuter ce mardi 17 mai 2016, avec le premier vol du NEURON dans le cadre de cette nouvelle campagne.

© Dassault Aviation / DR - Largage d'une bombe air-sol de 250kg lors des essais en Suède.

© Dassault Aviation / DR - Largage d'une bombe air-sol de 250kg lors des essais en Suède.

Comme annoncé dès le 11 avril 2016 ici-même sur Defens'Aero, la Direction Générale de l'Armement a officialisé, dans un communiqué de presse publié hier mardi 17 mai 2016, qu'elle venait «de lancer la réalisation d’une nouvelle campagne nationale d’essais en vol du démonstrateur technologique de drone de combat NEURON». Cette campagne doit se dérouler, si tout se passe comme prévu, jusqu'au 31 juillet 2016.

La DGA Essais en vol assure l'ensemble de cette campagne d'essais en vol qui, pour la toute première fois, voit la participation de bâtiments de combat de la Marine Nationale afin «d’étudier l’utilisation d’un drone de combat dans un contexte naval», avec notamment des essais en vol marqués par la coopération du NEURON avec le porte-avions français Charles de Gaulle.

Toutefois, aucuns appontages et catapultages ne sont prévus, pour l'instant, puisque le drone NEURON n'a pas été développé avec les spécifications requises lors de la conception d'un aéronef embarqué, puisque l'on y trouve notamment une crosse d'appontage, un train d'atterrissage renforcé, et une cellule plus solide, à l'épreuve des catapultages et de la pression qu'exercent les appontages.

Dans son communiqué, la DGA précise que par la suite, le drone NEURON se rendra à Bruz, en Bretagne, afin d'y entamer «une campagne de mesures de signature électromagnétique effectuée jusque début 2017 à DGA Maîtrise de l’information».

Selon nos informations, cette «campagne complémentaire» a été organisée en raison «d'une marge budgétaire plus favorable» à la Direction Générale de l'Armement. Elle permet de compléter les données déjà recueillies, avec la réalisation de vols d'essais dans le domaine de la SER, pour Surface Equivalente Radar (en anglais, Surface Efficace Radar), ou dans celui de la signature InfraRouge, avec notamment la température des gaz à la sortie de la tuyère.

© Dassault Aviation / K. Tokunaga - Vol en formation (première mondiale) entre le drone NEURON, un Rafale, et un Falcon 7X.

© Dassault Aviation / K. Tokunaga - Vol en formation (première mondiale) entre le drone NEURON, un Rafale, et un Falcon 7X.

Le programme européen du NEURON, qui a débuté en 2006, est le fruit d’une coopération européenne qui rassemble, outre la France avec Dassault Aviation comme maître d’œuvre, cinq pays partenaires et leurs industriels : l’Italie avec Alenia Aermacchi, la Suède avec Saab, l’Espagne avec Airbus Defence & Space, la Grèce avec HAI, et la Suisse avec Ruag. Pour rappel, le premier vol du NEURON a eu lieu à Istres, le 1er décembre 2012.

Ce démonstrateur de drone de combat, semblable au drone X-47B de l'US Navy, est équipé du Rolls-Royce Turbomeca Adour Mk. 951, aussi utilisé par les Jaguar, les Hawk, ou les T-45 Goshawk, suivant différentes versions. Le NEURON mesure, officiellement, 9,20 mètres de long, pour une envergure de 12,50 mètres. Avec une masse à vide de 4 900kg, ou de 7 000kg au maximum, ce drone peut voler jusqu'à Mach 0.8, avec un plafond maximal de 14 000m. Il est capable d'emporter et de tirer deux bombes guidées laser de 250kg, et utilise un train d'atterrissage calqué sur celui en service sur les Mirage 2000 de l'Armée de l'Air française.

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jeanblé37 27/05/2016 21:09

pour être ops en 2030 ,en plus s'associer avec les Anglais c'est complétement idiot ,ils font volte face constamment sur les gros programmes important et achéte sur étagères américaine ,en plus leur bureau d'études sont engagés sur le F35 et ils vont en manger ...pour moi c'est pas viablke il faut garder notre avance technologique avec le Neuron et le mettre vite en oeuvre et notamment sur PA en le navalisant ,on ferait bien aussi de plancher sur un porte avions furtif sous marin plutôt que de penser ou repenser un second Porte avions inutiles à cause de nouveaux missiles tueur de porte avions qui sont entrain d'être plancher ou mis en oeuvre par les russes...
l'avenir du porte avions se joue sous l'eau et pas en Surface ,je parie que les ricains planchent déjà sur un support de ce genre ..
des drônes de combat doivent aussi être mis en oeuvre rapidement des plateforme de la marine nationale ,la France perd trop de temps et doit passer à 2 % du PIB voir 2.5 % le plus rapidement possible c'est un minimum pour forger une force d'intervention cr(édible ,on manque de bateaux surtout pour intervenir et non pas pour surveiller nos cotes et nos fonds marins ...même si c'est pas la panacée ...c'est l'intervention qui est complexe ./..pour moi l'europe ded la défense ne verra jamais le jour les allemands ,les anglais et les autres la torpille constamment ,un pas en avant deux pas en arrière et on pleurent chez les ricains et on achétent F16 ou maintenant la daube du F35 ....