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Defens'Aero

Une Gazelle de l'Armée de Terre a pris en chasse un drone à proximité d'une centrale nucléaire

Une Gazelle de l'Armée de Terre a pris en chasse un drone à proximité d'une centrale nucléaire

Depuis le début du mois d'Octobre, une dizaine de centrales nucléaires françaises ont été survolées par des drones, sans pour autant que les autorités réussissent à établir les motifs, ni les auteurs de ces survols.

Ces survols, qui sont intervenus dans différents départements français, ont obligé certaines autorités à prendre des mesures complémentaires, en plus de celles qui sont déjà mises en place, comme le Peloton Spécialisé de Protection de la Gendarmerie (PSPG), qui assure depuis 2009 la protection des centrales nucléaires françaises, ainsi que leurs alentours.

En effet, dans un article publié le 08 Novembre par le quotidien régional La Depêche, ce dernier déclare que "deux des dix-neuf «gazelle» du 5e Régiment d'Hélicoptères de Combat de Pau assurent une surveillance aérienne du site nucléaire tarn-et-garonnais", la centrale de Golfech, qui a été par ailleurs survolée dans la nuit du 29 au 30 Octobre.

Ce nouveau dispositif a, en partie, porté ses fruits, puisque toujours selon La Depêche, Lundi 1er Décembre, aux alentours de 09h00 du matin, un "drone a été pris en chasse par un appareil de type Gazelle du 5e Régiment d'Hélicoptères de Combat de Pau". Le drone, qui a été remarqué "entre Valence-d'Agen et Goudourville" n'a pas directement survolé la centrale, mais la zone de 5km qui entoure cette dernière, et qui est interdite de tout survol "à moins de 1 000 mètres d'altitude".

Ce n'est pas la première fois qu'une Gazelle de l'Armée de Terre intervient afin d'intercepter un drone aux alentours de la centrale de Golfech. Dans la nuit du Mercredi 12 au Jeudi 13 Octobre, deux drones ont survolé et "auraient réalisé plusieurs passages sur le site nucléaire au moins jusqu'à 23 heures". "Les deux engins d'une envergure de 60 cm et dotés de quatre hélices chacun "ont survolé cette zone sensible pendant au moins 01h30, et les pilotes de Gazelle n'ont pas réussi à "retrouver les propriétaires de ces drones".

Une source bien placée a assuré aux journalistes de La Depêche que "la localisation des pilotes de ces engins s'avère extrêmement complexe" et les yeux des gendarmes restent, pour l'instant, la meilleure solution afin de suivre ces drones. Par ailleurs, les Gazelle mettent environ 25 minutes avant de pouvoir intervenir sur zone.

Afin de pallier à ces manques, la centrale nucléaire de Golfech pourrait mettre en oeuvre dans son enceinte des "radars de détection", qui seraient "prêtés" par nos forces armées.

Photo : (c) Grégoire Delatte / Page Facebook - Décollage de deux Gazelle de l'Armée de Terre, avant le défile du 14 Juillet

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