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Defens'Aero

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La France vend quatre Mirage F1B au groupe sud-africain Paramount Group

La France vend quatre Mirage F1B au groupe sud-africain Paramount Group

© R.Nicolas-Nelson / Armée de l'air - Mirage F1B et Mirage F1-CT du «Normandie-Niémen» lors des 70 ans du Régiment, en 2012.

© R.Nicolas-Nelson / Armée de l'air - Mirage F1B et Mirage F1-CT du «Normandie-Niémen» lors des 70 ans du Régiment, en 2012.

Après avoir vendu soixante-trois Mirage F1 à la compagnie américaine ATAC (Airborne Tactical Advantage Company), appartenant à Textron Airborne Solutions, la France poursuit la revente de matériels d'occasions à des compagnies privées puisque le groupe Paramount Group a officiellement annoncé qu'il venait de se procurer quatre Mirage F1.

Cette vente, dont Defens'Aero avait eu plusieurs échos depuis plusieurs semaines maintenant, a été officialisée dans un communiqué de presse publié par l'entreprise sur son site internet hier jeudi 05 octobre 2017. Selon le quotidien local L'Echo Républicain, en date du 1er septembre 2017, le montant serait évalué à «environ 2 millions d’euros», tandis que c'est «Eurotradia International, société de conseil basée à Paris, [qui] a joué les intermédiaires».

Cette dernière explique qu'elle s'est procurée quatre Mirage F1-B biplaces (N°504 / 509 / 511 / 516) qui sont issus du stock de l'Armée de l'Air française et conservés depuis leur retrait dans les hangars du Groupement d’Entretien Réparation et Stockage Aéronefs (GERSA), implanté au sein de l'Element Air Rattaché (EAR) 279 de Châteaudun.

L'acquisition de ces quatre avions de combat fait suite, selon les propos de Paramount Group, à l'augmentation significative de la demande concernant des missions d'entraînement et de formation et en raison du manque de formation de certains pilotes de chasse et de transport dans des forces aériennes.

«Paramount Aerospace Systems, a soutenu un certain nombre de forces aériennes dans le monde entier dans le cadre de la maintenance et de l'exploitation technique des avions de combat avancé depuis de nombreuses années», explique l'entreprise sud-africaine dans son communiqué.

«Dans ce contexte, Paramount Aerospace Systems exploite des capacités en matière de formation de pilote, allant de la formation ab initio à celle de pilote de combat confirmé, que ce soit en Afrique du Sud et dans les pays clients», précise-t-elle.

C'est donc dans ce contexte là, «afin d'augmenter considérablement ses capacités», que Paramount Group a fait le choix des Mirage F1 français, qui rejoindront prochainement la vingtaine de Mirage F1-CZ et Mirage F1-AZ acquis auprès de la Force Aérienne Sud-Africaine (SAAF).

Selon le site Intelligence Online, ces Mirage F1-B devraient notamment servir à la formation des pilotes de chasse de la Force Aérienne Gabonaise et Congolaise. La première a acquis six Mirage F1-AZ, tandis que la seconde a acheté deux Mirage F1-AZ en 2010, tous issus du stock de la SAAF. Cet achat, auprès de Paramount Group, aurait dû être suivi par la formation des aviateurs de ces deux pays. Or, en l'absence d'appareils biplaces, cette formation n'a pu avoir lieu, explique ce même site.

L'avionneur assure que ces Mirage F1 français «sont compatibles avec la flotte existante de Mirage F1 qui a été acquise par le groupe Paramount auprès du gouvernement sud-africain», et qu'elle «dispose également d'une connaissance étendue sur ce type d'avion dont sa structure et sur la révision du réacteur, ainsi que la possibilité de le moderniser avec une avionique et un système de mission».

A cette occasion, Ivor Ichikowitz, président du groupe de Paramount Group, a déclaré que «le ralentissement économique mondial a réduit les budgets Défense de la plupart des pays dans le monde, ce qui a entraîné des restrictions dans de nombreux secteurs de la défense, y compris dans l'aéronautique, la marine et les véhicules terrestres».

«De telles contraintes budgétaires entraînent une diminution de l'achat de nouveaux avions militaires, des hélicoptères et des drones et mettent l'accent sur des solutions plus abordables telles que la maintenance, la réparation et la modernisation des équipements existants», a-t-il ajouté.