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Defens'Aero

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La France et le Royaume-Uni vont préparer le successeur du SCALP-EG et de l'Exocet

La France et le Royaume-Uni vont préparer le successeur du SCALP-EG et de l'Exocet

© Crown copyright - Un Tornado GR.4 de la RAF équipé de quatre missiles de croisière Storm Shadow lors d'un vol d'essais.

© Crown copyright - Un Tornado GR.4 de la RAF équipé de quatre missiles de croisière Storm Shadow lors d'un vol d'essais.

Alors que la France et le Royaume-Uni ont officialisé le 22 février 2017 le lancement conjoint de la rénovation à mi-vie du missile de croisière air-sol SCALP-EG, ces deux nations viennent d'annoncer la phase de conception du prochain missile longue portée pour les forces aériennes et navales de Paris et Londres.

Selon le communiqué de presse publié le 28 mars 2017 par la Direction Générale de l'Armement (DGA), cet accord a été signé «à l’occasion de la visite de M. Collet-Billon au Ministère de la Défense britannique».

Le communiqué précise que cet accord «déclenche une phase de trois ans d’études préparatoires pour le développement des futurs missiles longue portée qui équiperont les Marines et les Armées de l’air françaises et britanniques».

Ces études, menées dans le cadre du «programme FMAN/FMC (Futur Missile Antinavires / Futur missile de croisière)», sont effectuées par le missilier MBDA et ont pour objectif principal «d’étudier les options pour remplacer et améliorer les systèmes de missiles employés par la Marine et l’Armée de l’air au cours de la prochaine décennie».

Il est question ici du remplacement du missile de croisière air-sol SCALP-EG mis en oeuvre par les Mirage 2000D, les Rafale Air et Marine et les Tornado GR.4 de la Royal Air Force, ainsi que du missile air-mer EXOCET pour la France et du HARPOON au Royaume-Uni.

«D’une durée pouvant aller jusqu’à trois ans, ces travaux aideront à définir les architectures missile et réduire les risques afin d’étayer les décisions concernant le lancement de la phase suivante du programme», est-il précisé dans le communiqué.

Cette association permet à Londres et Paris de diminuer les coûts d'un tel programme puisque les deux pays participeront à hauteur de 50 millions d'euros chacun, et le développeur «profitera d’un accès réciproque à leur expertise technologique ainsi qu’à leurs moyens d’essais et de tests».

A la suite de cette signature, le Délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon, a déclaré que «le programme FMAN/FMC (Futur Missile Antinavires / Futur missile de croisière) a pour objectif de disposer d’une nouvelle génération commune de missiles à l’horizon des années 2030».

«Cette future capacité est stratégique, aussi bien industriellement qu’opérationnellement. Ce nouveau programme sera structurant pour notre initiative "One Complex Weapon"», a-t-il ajouté.