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Defens'Aero

La Direction Générale de l'Armement commande des AASM Block 4

© O. Ravenel / Armée de l'air - Des AASM dans leur dépôt de munitions lors d'une campagne de tir en Norvège.

© O. Ravenel / Armée de l'air - Des AASM dans leur dépôt de munitions lors d'une campagne de tir en Norvège.

Outre les opérations dans la bande sahélo-saharienne, l'Armée de l'Air française est fortement engagée au Levant, où elle lutte contre l'organisation Etat Islamique avec quatorze Rafale, qui opèrent depuis la Jordanie (base aérienne de Prince Hassan) et les Emirats arabes unis (BA 104 d'Al Dhafra).

Dans la zone, les aviateurs français assurent quotidiennement des missions d'Air Interdiction et d'appui aérien rapproché au profit des forces armées irakiennes au sol avec l'utilisation de bombes air-sol GBU et AASM à guidage laser et/ou GPS.

Avec l'utilisation intensive de ces AASM (Armement Air-Sol Modulaire), et bien que l'Etat-Major des Armées refuse de communiquer sur la consommation de cet armement (a contrario d'autres pays de la coalition), le stock a grandement diminué au cours de ces derniers mois.

C'est donc dans ce cadre là que la Direction Générale de l'Armement (DGA) a pris la décision de passer une nouvelle commande de kits de guidage d'AASM Block 4 pour l'Armée de l'Air et la Marine Nationale.

Selon le communiqué de presse officiel de la DGA, l'agence française «a notifié le 29 décembre 2016 à la société Safran Electronics & Defense, une commande de nouveaux armements air-sol modulaires, l’AASM Block 4».

Toutefois, le communiqué ne précise pas le nombre exact de kits de guidage qui ont été commandés dans cette nouvelle commande, tandis que plus de 1 700 AASM ont déjà été livrés à la France.

La DGA tient à préciser que «cette commande conduit l’industriel à développer un nouveau standard de l’armement permettant une réduction très sensible de son coût à performances identiques».

Par ailleurs, cela permet aussi de «doubler la capacité de production tout en générant des emplois en régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bretagne», où le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian y est président.

Ce marché, qui «permet la commande supplémentaire d’armements en plusieurs tranches», doit aboutir à la livraison des premiers kits de guidage à partir de 2019.

© Alex Paringaux / Dassault Aviation - Un Rafale C armé de AASM de 250kg.

© Alex Paringaux / Dassault Aviation - Un Rafale C armé de AASM de 250kg.

L'AASM «se présente sous la forme de kits qui sont montés sur des corps de bombes standards OTAN» explique la DGA, et qui sont utilisés «avec succès lors des opérations extérieures».

Ces kits de guidage s'adaptent sur des corps de bombes de 125, 250, 500, et 1 000kg, peuvent être utilisés à plus de 60km de distance de la cible ce qui permet à l'avion-tireur de frapper ses objectifs à distance de sécurité, et que ce soit à haute ou basse altitude.

Aujourd'hui, après des évolutions et des modifications face aux retours d'expériences (RETEX), cet armement français se décline en plusieurs versions, ce qui permet une «souplesse d’emploi quelles que soient les conditions météorologiques et une extrême précision», vante la DGA.

• La première version (SBU-38 Hammer) est celle dite AASM INS/GPS, à guidage inertiel hybridé GPS. Sagem explique sur son site «qu'une fois les coordonnées entrées dans l'arme, le guidage inertiel lui permet d'atteindre sa cible sans recours au signal GPS si celui-ci est indisponible».

• La deuxième version (SBU-64 Hammer) est celle dite AASM INS/GPS IR, à «guidage inertiel/GPS, complété d'un guidage terminal à imageur infrarouge».

Ici, l'AASM comporte un «modèle simplifié de l'image de la scène autour de la cible qui est préalablement introduit dans l'arme, et l'imageur permet le recalage de la trajectoire de l'AASM en fonction des missions, au cours des dernières secondes avant l'impact, grâce à ses algorithmes de reconnaissance d'images».

Cette version permet de toucher l'objectif, même si le guidage GPS est erroné ou s'il est victime d'un dysfonctionnement.

• Enfin, la troisième et dernière version (SBU-54 Hammer) est celle dite AASM INS/GPS/Laser, qui est guidée par une nacelle de désignation laser d'un aéronef ou par un FAC au sol. 

Le guidage laser permet notamment d'utiliser cet AASM contre «des cibles mobiles manoeuvrantes, terrestres ou navales», de la même manière que les GBU à guidage laser.

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