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Defens'Aero

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Les drones MQ-9 Reaper de l'Armée de l'Air ont accumulé 12 000 heures de vol

Les drones MQ-9 Reaper de l'Armée de l'Air ont accumulé 12 000 heures de vol

© Armée de l'Air - Survol de la base aérienne de Niamey par un drone MQ-9 Reaper de l'Armée de l'Air.

© Armée de l'Air - Survol de la base aérienne de Niamey par un drone MQ-9 Reaper de l'Armée de l'Air.

Depuis le début du mois de janvier 2014 et mai 2015, l'Armée de l'Air française déploie sur la base aérienne de Niamey, au Niger, trois drones MQ-9 Reaper, de l'Escadron de Drones 1/33 «Belfort».

Ces MQ-9 Reaper, qui ne sont malheureusement pas encore armés, ont pour objectif dans le cadre de l'opération Barkhane, d'illuminer des cibles au laser au profit des Mirage 2000D/C, mais aussi et surtout, de mener des missions ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) au-dessus de la bande sahélo-saharienne, qui comprend la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, ainsi que le Tchad.

Dans un communiqué publié le 06 décembre 2016, l'Etat-Major des Armées (EMA) a indiqué que ces trois drones MQ-9 Reaper viennent de franchir le cap des 12 000 heures de vol, près de trois ans après l'arrivée des premiers aéronefs.

Ces appareils sont devenus indispensables aux opérations terrestres menées par les GTIA déployés au sol dans l'immensité du Sahel, notamment grâce à leurs différents et puissants capteurs, utilisés de jour comme de nuit, et avec une autonomie en vol qui atteint les 24 heures.

La mise en oeuvre des Reaper se fait, selon l'EMA, par quatre opérateurs qui ont chacun une fonction bien précise. Le premier est pilote et se charge de faire évoluer l'appareil dans les airs, le second est un opérateur-capteur, qui a pour mission de faire fonctionner «les divers systèmes d’optronique».

S'en suit du troisième aviateur, appelé opérateur-image, qui se consacre à «l'analyse du renseignement en temps réel», et enfin, du quatrième militaire, le coordinateur-tactique, qui doit faire «remonter au pilote de manière permanente une synthèse des informations transmises par les opérateurs».

Enfin, outre cet équipage, se trouve également à leur côté des aviateurs formés à des spécialités que l'on retrouve dans les escadrons de reconnaissance et aujourd'hui, dans ceux de Rafale.

En effet, «l'équipe de spécialistes en renseignement et d’interprétateurs image dissèque, recoupe et légende les clichés fournis par le drone», explique l'EMA.

Ce détachement de trois MQ-9 Reaper devrait être incessamment sous peu doté de vecteurs supplémentaires, arrivants tout droit des Etats-Unis. Pour rappel, le palier des 10 000 heures de vol des Reaper a été franchi dans le courant du début du mois de juin 2016.