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Defens'Aero

Chammal : Le porte-avions Charles de Gaulle a retrouvé son port d'attache de Toulon

© US Navy - Retour vers la France pour le Charles de Gaulle, accompagné par l'USS Dwight D. Eisenhower.

© US Navy - Retour vers la France pour le Charles de Gaulle, accompagné par l'USS Dwight D. Eisenhower.

Après avoir quitté son port d'attache le 19 septembre 2016, le porte-avions français Charles de Gaulle, constitué autour de son Groupe Aéronaval (GAn), est rentré à Toulon ce mercredi 14 décembre 2016.

Initialement envisagée sur une courte période de quelques semaines, avec un retour en France vers la fin du mois d'octobre, la présence du GAn en Méditerranée orientale a finalement été prolongée à l'issue du conseil des Ministre du 26 octobre.

Cette prolongation a notamment permis au Groupe Aérien Embarqué (GAE) et à la France de participer aux opérations aériennes pour la libération de la ville de Mossoul.

Après trois mois de présence sur zone, la Task Force 473 a conduit ses dernières frappes aériennes le 09 décembre et a réalisé quelques exercices avec le porte-avions américains USS Dwight D. Eisenhower (CVN-69), actuellement en escale dans le port de Marseille.

Selon le contre-amiral Olivier Lebas, commandant du groupe aéronaval français, le Groupe Aérien Embarqué a mené entre le 30 septembre et le 09 décembre 480 sorties aériennes au-dessus de l'Irak et de la Syrie, ce qui a permis de constituer près de 900 dossiers de renseignement pour la coalition internationale Inherent Resolve.

De son côté, l'Etat-Major des Armées a indiqué lors de son point-presse hebdomadaire des opérations que le «déploiement aura permis d’intensifier les frappes françaises de manière significative et de contribuer ainsi à l’effort de la coalition concentré sur l’offensive de Mossoul».

Pour rappel, l'ensemble du groupe aéronaval était composé de la frégate anti-aérienne Cassard, du bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne, de la frégate anti sous-marine Jean de Vienne, de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, d'un sous-marin nucléaire d'attaque, du destroyer USS Ross de l'US Navy (quelques semaines), et enfin, de la frégate anti sous-marine Augsburg, de la Deutsche Marine (Marine allemande).

Du côté des aéronefs, le Charles de Gaulle emportait en son sein, et pour la toute première fois pour la composante Chasse, un groupe aérien embarqué constitué de Rafale M uniquement, au nombre de vingt-quatre, à la suite du retrait des derniers Super-Etendard Modernisés le 12 juillet 2016.

Toujours sur le pont d'envol du «Charles», décollaient également deux avions de guet aérien E-2C Hawkeye de la Flottille 4F, deux hélicoptères Dauphin, une vénérable Alouette III, et pour la toute première fois ici-aussi, un NH-90NFH Caïman.

Ce dernier était utilisé pour mener des missions de transport entre les différents navires mais aussi avec la terre ferme, pour de la lutte anti sous-marine, et des missions de lutte contre les bâtiments de surface.

Des moyens aériens étaient aussi engagés depuis les autres bâtiments de la Task Force 473, avec un Panther sur le Cassard, deux Lynx sur le Jean de Vienne et enfin, un troisième Lynx, allemand celui-ci, sur l'Augsburg.

Le retour en France du Charles de Gaulle sonne également l'arrivée prochaine, dans le courant du début de l'année 2017, du quatrième arrêt technique majeur (ATM).

Il est réalisé sous la maîtrise d'oeuvre du Service de Soutien de la Flotte (SSF), en coopération avec la Direction Générale de l’Armement (DGA), ainsi que le groupe naval français DCNS.

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