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Defens'Aero

Le Canada va acheter 18 F/A-18 Super Hornet en attendant la sélection de son prochain avion de combat

© ARC - Un CF-188 Hornet de l'ARC survole l’Irak au cours de l’opération IMPACT, le 07 novembre 2015.

© ARC - Un CF-188 Hornet de l'ARC survole l’Irak au cours de l’opération IMPACT, le 07 novembre 2015.

Avec l'arrivée au pouvoir de Justin Trudeau en novembre 2015, le nouveau gouvernement canadien a confirmé les déclarations du jeune Premier Ministre en affirmant que le Canada n'allait pas commander s'équiper du F-35 Lightnong II et que le pays allait lancer un appel d'offres afin de remplacer la flotte des CF-188 Hornet de l'Aviation Royale Canadienne (ARC).

Mais les appels d'offres, de l'envoi de la notification de la demande aux avionneurs, à la sélection de l'appareil, en passant par la signature du contrat, prennent plusieurs mois voir plutôt plusieurs années avant de voir l'arrivée du nouvel avion de combat.

Avec des appareils acquis entre 1982 et 1988, les CF-188 Hornet de l'Aviation Royale Canadienne, bien que modernisés à de plusieurs reprises, commencent à vieillir et à accuser leurs heures de vol.

C'est pourquoi, dans l'attente de l'entrée en vigueur de l'appel d'offres et afin d'éviter une rupture capacitaire, le gouvernement canadien «explorera immédiatement la possibilité d’acquérir 18 nouveaux chasseurs Super Hornet pour compléter la flotte de CF18», selon le communiqué de presse publié par l'ARC le 22 novembre 2016.

Selon les déclarations officielles, Ottawa «entamera des discussions avec le gouvernement des États-Unis et Boeing pour l’utilisation provisoire de ces chasseurs», qui devraient être en service «jusqu’à ce que la flotte de remplacement permanente soit livrée».

L'avionneur américain Boeing devra prendre en compte, dans la définition de sa proposition de vente, «le coût, le délai, un niveau de capacité et une valeur économique acceptables pour le Canada». 

«Nous devons à la fois gérer nos engagements à l’égard du NORAD et de l’OTAN, et notre capacité d’intervenir lors d’événements imprévus, et ce n’est pas un risque que l’actuel gouvernement est prêt à accepter», a déclaré Harjit S. Sajjan, Ministre canadien de la Défense

«La flotte provisoire est la solution la plus efficace pour garantir que le Canada reste un allié crédible et fiable», a-t-il ajouté.

Outre l'annonce de la réflexion quant à la sélection du Super Hornet pour éviter la rupture capacitaire, le Canada a aussi indiqué qu'il lançait en parallèle un appel d'offres «ouvert et transparent pour remplacer la flotte existante de chasseurs CF18».

«Grâce à cet appel d’offres, le gouvernement obtiendra le bon chasseur pour nos femmes et nos hommes en uniforme – au bon prix – tout en maximisant les retombées économiques pour les Canadiens», est annoncé dans le communiqué.

© ARC - Un CF-188 Hornet largue un leurre infrarouge au cours d'un exercice au-dessus du Canada.

© ARC - Un CF-188 Hornet largue un leurre infrarouge au cours d'un exercice au-dessus du Canada.

Pour remplacer ces soixante-dix-sept CF-188 Hornet, l'Aviation Royale Canadienne devrait avoir le choix entre le F-35 Lightning II de Lockheed Martin, le Super Hornet de Boeing, le JAS-39 Gripen de Saab, ainsi que le Rafale de Dassault Aviation, qui estime avoir ici toutes ses chances dans cet appel d'offres.

Parmi ces appareils, le F-35 Lightning II a peu de chances de remporter l'appel d'offres. Bien que partenaire de niveau 3 du programme Joint Strike Fighter (JSF), le coût du F-35 est relativement élevé pour le gouvernement canadien, et Justin Trudeau a toujours assuré, lors de sa campagne, qu'il ne souhaitait pas acquérir cet appareil.

Si le Rafale est un appareil qui a ici, lui, toutes ses chances (biréacteur, coût de production/exploitation moins élevé que le JSF, évolution technologique possible, … ), il devra entrer en concurrence avec le Super Hornet. 

Petit frère du Hornet, le Super Hornet est une version presque entièrement revue avec un système d'armes nouveau, une avionique modernisée, un radar plus puissant et des réacteurs plus puissants, ainsi qu'une aérodynamique légère modifiée. 

Les pilotes de chasse canadien et les mécaniciens au sol connaissent particulièrement bien le Hornet, qu'ils ont utilisé sur leur territoire national, mais aussi à l'étranger en opération extérieure.

L'utilisation du Hornet et, dans quelques années, du Super Hornet, sera un avantage non-négligeable au profit de Boeing lorsqu'il se lancera officiellement dans la compétition. D'autant plus que cela permettra de faire perdurer la chaîne de production du Super Hornet, qui devait cesser toute activité à partir de 2020. 

Toutefois, si ce dernier choix reste le plus logique, le Super Hornet est un avion de combat qui fini par atteindre sa maturité, et donc ses évolutions technologiques (avionique, armement, radar, etc). Or, le F-35, comme le Gripen ou Rafale, ont encore de nombreux évolutions possibles devant-eux.

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Lukycold 25/11/2016 08:26

Bonjour, ce qui me fait rire pour l'instant ce sont les mots transparence et valeur économique acceptables. Mais attendons de voir deja comment ce passe l'évaluation technique! Car il me semble pour l'instant que le F35 n'a participé qu'à dès évaluations en papier.