Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Defens'Aero

L'Australie réceptionne son premier avion de patrouille maritime P-8A Poseidon

© RAAF - Arrivée du premier P-8A Poseidon en Australie, sur l'aéroport de Canberra.

© RAAF - Arrivée du premier P-8A Poseidon en Australie, sur l'aéroport de Canberra.

Ce mercredi 16 novembre 2016, la Royal Australian Air Force (RAAF, Force Aérienne Royale Australienne) a réceptionné sur l'aéroport de Canberra, capitale de l'Australie, son tout premier avion de patrouille maritime P-8A Poseidon.

La cérémonie s'est tenue en présence de membres du gouvernement australien, dont le Premier Ministre australien Malcolm Turnbull, le Ministre de la Défense Christopher Pyne, et le Ministre de l'Immigration et de la Protection des Frontières Peter Dutton.

A leurs côtés, se trouvaient également le Chef d'Etat-Major de la RAAF, l'Air Marshal Leo Davies, ainsi que des militaires qui étaient présents afin d'accueillir ce nouvel appareil dans le parc aérien des Forces Armées Australiennes.

L'Australie a passé une commande ferme de dix-huit Poseidon, qui seront chargés de remplacer la flotte vieillissante des avions de patrouille maritime AP-3C Orion, en service depuis plus d'une trentaine d'années.

Le premier appareil arrivé en cette fin d'année 2016, les douze prochains P-8 MMA (Multimission Maritime Aircraft) devraient être livrés par l'avionneur Boeing d'ici le mois de Mars 2020. 

L'ensemble de la flotte sera stationnée sur la base aérienne de Edinburgh, située dans le sud de l'Australie, et où une trentaine d'emplois supplémentaires seront créés en raison de l'arrivée des P-8A, selon le communiqué de presse officiel de la RAAF.

Le contrat prévoit une assistance sur place de la part de Boeing et des marins de l'US Navy, qui utilisent eux-aussi cet appareil depuis 2013. En parallèle, des équipages de maintenance et des pilotes sont actuellement et depuis plus d'un an en formation sur la base aéronavale de Jacksonville, en Floride.

Si les premiers pilotes, opérateurs de bord, et mécaniciens au sol doivent rentrer des Etats-Unis avec leurs qualifications dans le courant de la fin de l'année 2016, la capacité opérationnelle initiale (IOC, Initial Operational Capability) des Poseidon australiens ne doit intervenir qu'entre 2017 et 2020.

© RAAF - Utilisés depuis une trentaine d'années, les AP-3C Orion (photo) seront progressivement retirés du parc aéronautique de la RAAF.

© RAAF - Utilisés depuis une trentaine d'années, les AP-3C Orion (photo) seront progressivement retirés du parc aéronautique de la RAAF.

Les nouveaux avions de patrouille maritime assureront leurs missions aux côtés des sept drones MQ-4C Triton de Northrop Grumman, eux-aussi spécialisés dans la surveillance maritime, et dérivés du RQ-4 Global Hawk.

Dans son communiqué de presse diffusé lors de la réception de l'appareil, la RAAF explique que le P-8A «permettra d'améliorer grandement les capacités australiennes en permettant de garder [les] frontières en sécurité, et en protégeant [les] approches maritimes».

En outre, ces avions permettront de «renforcer les capacités existantes en matière de surveillance maritime, tout en aidant à la sécurité aux frontières de l'Australie, et ils joueront un rôle essentiel dans la lutte contre les passeurs et dans l'accomplissement de missions anti-sous-marine».

Il est équipé de multiples radars spécialisés dans la détection de cibles en surface (bâtiments de guerre, embarcations plus ou moins légère, navires de plaisance et de commerce, etc…) et celles situées au fond des océans (sous-marins).

Disposant de nombreux systèmes de communication, qui fonctionnent via des fréquences radios et par voies satellitaires, les Poseidon peuvent évoluer dans un rayon de 2 000 kilomètres depuis leur base de départ, et ont la possibilité d'être ravitaillés en vol (ici, avec des KC-30A MRTT de la RAAF).

Enfin, dans le cadre de leur mission principale, les P-8A peuvent mettre en oeuvre le missile de croisière GM-84H/K SLAM-ER, le missile air-mer Harpoon, ainsi que les torpilles Mark 54.

Partager cet article

Commenter cet article