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Defens'Aero

L'Armée de l'Air va utiliser des aigles royaux contre les drones légers

© Armée de l'Air - Un aigle royal s'apprête à intercepter un drone léger lors d'une séance d'entraînement.

© Armée de l'Air - Un aigle royal s'apprête à intercepter un drone léger lors d'une séance d'entraînement.

L'Armée de l'Air française utilise quotidiennement autour de ses bases aériennes des rapaces afin de faire fuir les oiseaux sauvages qui se trouvent dans les espaces verts situés à proximité des bases aériennes, et qui pourraient causer un accident lors des phases de décollage et d'atterrissage des aéronefs.

Mais cette flotte française faite de plumes va dans quelques temps s'agrandir avec l'arrivée prochaine d'aigles royaux, qui seront chargés de repérer et d'attraper les drones légers grand public, que l'on trouve dans le commerce.

En effet, lors du point-presse du Ministère français de la Défense qui s'est tenu le jeudi 17 novembre 2016, le général de division aérienne Jean-Christophe Zimmerman, commandant en second du Commandement de la Défense Aérienne et des Opérations Aériennes (CDAOA), a détaillé les missions de l’Armée de l’Air française sur le territoire national.

A cette occasion, un accent particulier a été mis sur la menace des drones légers, qui a connu une médiatisation importante entre la fin de l'année 2014 et le début de celle de 2015.

Pour contrer ces survols de zones interdites par les drones, qui sont considérés comme «une menace crédible pour des modes d'actions terroristes sur le territoire national comme en opérations extérieure», l'Armée de l'Air vient donc acquérir des aigles royaux.

Selon le discours officiel, l'Armée de l'Air est devenue «l'heureuse maman» de quatre oeufs d'aigles royaux qui sont nés dans le courant du printemps 2016, auprès du éleveuse qui se trouve en Autriche.

En outre, deux oeufs d'Autour des palombes, une espèce proche de l'épervier d'Europe, ont aussi été acquis dans cette même période.

Le choix s'est notamment porté sur les aigles royaux qui sont des rapaces, et qui disposent d'une meilleure capacité d'interception que d'autres volatiles.

Par ailleurs, «dans certaines situations, le drone ne peut pas être abattu. L'aigle, parmi d'autres moyens, peut alors permettre d'intercepter l'appareil sans provoquer de dégât supplémentaire», contre par exemple une foule.

Dans le même objectif de celui qui est d'éviter les dommages collatéraux, l'utilisation d'un aigle permet aussi de «maîtriser la retombée du drone indésirable», puisque l'oiseau ira se poser dans une zone dégagée.

Ces aigles, qui ont atteint leur taille adulte pendant l'été 2016, sont actuellement en train de subir «une phase d'entraînement et de sensibilisation».

Au cours de ces séances de dressage, l'Armée de l'Air explique «qu'on leur a appris à se nourrir sur des carcasses de drones. A présent, quand ils voient un de ces appareils, ils pensent qu'il y a de la nourriture au bout et ils l'interceptent. Nous leur apprenons non seulement à attaquer, mais aussi à détecter».

Le général Zimmerman a aussi ajouté que ces aigles «peuvent détecter des drones à plusieurs milliers de mètres», et qu'ils sont «déjà efficaces».

«Au regard des excellents résultats», ces aigles pourraient être utilisés lors de grands rassemblements (manifestations, cérémonies, sommets avec chef d'Etat) dès l'été 2017, au côté d'autres moyens, comme la détection et l'identification par jumelles, suivie de la neutralisation avec des brouilleurs ou par action cinétique.

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