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Defens'Aero

Un E-3F Sentry AWACS de l'Armée de l'Air intègre l'opération Chammal

© EMA - Un E-3F Sentry AWACS français au-dessus du Moyen-Orient.
© EMA - Un E-3F Sentry AWACS français au-dessus du Moyen-Orient.

Alors que le groupe aéronaval, constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle, rejoint actuellement la Méditerranée orientale afin de frapper l'organisation Etat Islamique, un E-3F Sentry AWACS de l'Armée de l'Air l'a précédé de quelques jours puisqu'un aéronef s'est posé à Al Udeid, au Qatar, ce 13 septembre 2016.

En effet, selon le communiqué de presse publié par l'Etat-Major des Armées (EMA) ce 21 septembre dernier, l'appareil du 36ème Escadron de Détection Aéroportée (EDCA) a décollé de la base aérienne 702 d'Avord afin de rallier le Moyen-Orient et de participer aux opérations de la coalition internationale Inherent Resolve.

Arrivé sur l'importante et encombrée base aérienne qatarie, l'EMA indique que la première mission opérationnelle s'est tenue deux jours plus tard seulement, à cheval sur le territoire irakien et syrien, afin de coordonner l'ensemble des moyens aériens dans la zone qui lui est assignée. Toutefois, aucune précision n'est fournie sur le taille du contingent français (pilotes, opérateurs de bord, mécaniciens, etc…), ni sur la durée du déploiement.

Le lieutenant-colonel Jean-Yves, commandant du détachement, a déclaré «qu'à partir d’une zone aérienne couvrant la Syrie et l’Irak, nous avons collaboré avec un AWACS australien pour établir une situation aérienne complète». «L’objectif était de fournir au Centre de commandement tactique (Combined Air Operation Center), par transmissions de données, toutes les détections d’aéronefs identifiés comme amis ou inconnus», précise-t-il.

En effet, de son côté, l'EMA explique que «l’E-3F offre à la France une autonomie renforcée en termes de commandement, de conduite mais aussi d’appréciation de la situation sur le théâtre grâce à ses nombreux capteurs. Il capte, réoriente en vol les frappes d’appui rapproché et le flux des ravitaillements en vol».

Outre l'action des spécialistes à bord de l'AWACS pendant la mission, qui dure généralement huit heures, tout un important travail reste encore à faire une fois l'avion posé au sol. Des analystes vont se charger «d'analyser les informations reçues, les exploiter et en déduire de nouvelles méthodes d’action pour l’équipage comme pour l’ensemble des spécialistes».

Ce détachement est le sixième depuis le début des opérations aériennes au-dessus du Moyen-Orient, en septembre 2014, dans le cadre de l'opération Chammal. Lors des derniers engagements, un E-3F réalisait en moyenne 150 heures de vol, entre quinze et vingts sorties aériennes, réparties sur un mois environ.

Depuis maintenant quelques mois, l'intégration, l'interopérabilité, et l'utilisation des AWACS français dans la coalition internationale est grandement facilitée par la profonde modernisation à mi-vie (MLU - Mid Life Upgrade) effectuée par les employés d'Air France Industries KLM, et soutenus par des ingénieurs de chez Boeing, dans un hangar de l'aéroport de Roissy.

Elle comprend notamment le remplacement du calculateur de mission et des dix consoles opérateurs par un système informatique plus performant, avec l’ajout de quatre consoles supplémentaires. Le système électrique a été modifié pour alimenter tous ces nouveaux équipements, et un nouvel interrogateur IFF (identification ami-ennemi) a également été installé. De ce fait, les AWACS français sont maintenant portés au standard Block 40/45, le plus évolué à ce jour, semblable aux AWACS de l'US Air Force.

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Fred 24/09/2016 10:02

Le 36eme EDCA n'est pas une escadre, mais un escadron.
L'escadre, c'est l'EC2A (escadre de commandement et de conduite aéroportés).