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Defens'Aero

Chammal : Le porte-avions Charles de Gaulle repart en mission au Moyen-Orient

© Chasse Embarquée - Catapultage d'un Rafale M configuré en mission air-air.
© Chasse Embarquée - Catapultage d'un Rafale M configuré en mission air-air.

Après avoir réalisé des essais en mer cet été aux côtés du démonstrateur de drone nEUROn, et après avoir réalisé une série de qualifications pour les jeunes pilotes de chasse et des entraînements aux larges des côtes françaises, le porte-avions Charles de Gaulle a repris la mer en direction du Moyen-Orient.

En effet, ce 19 septembre 2016 (deux ans après les premières frappes françaises), le porte-avions a appareillé, pour la troisième fois de l'année, de son port d'attache de Toulon, afin de prendre la direction de la Méditerranée orientale et d'intégrer l'opération Chammal, qui lutte contre l'organisation Etat Islamique en Irak et en Syrie depuis maintenant septembre 2014.

Peu de temps après son départ, le navire amiral de la Marine Nationale a été rejoint par l'ensemble du groupe aéronaval, composé de la frégate anti-aérienne Cassard, du bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne, de la frégate anti sous-marine Jean de Vienne, de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, d'un sous-marin nucléaire d'attaque, du destroyer USS Ross de l'US Navy, et enfin, de la frégate anti sous-marine Augsburg, de la Deutsche Marine (marine allemande).

Du côté des aéronefs, le Charles de Gaulle emporte en son sein, et pour la toute première fois pour la composante Chasse, un groupe aérien embarqué constitué de Rafale M uniquement, au nombre de vingt-quatre, à la suite du retrait des derniers Super-Etendard Modernisés, le 13 juillet 2016.

Toujours sur le pont d'envol du «Charles», décolleront également deux avions de guet aérien E-2C Hawkeye de la Flottille 4F, deux hélicoptères Dauphin, une vénérable Alouette III, et pour la toute première fois ici-aussi, un NH-90NFH Caïman. Ce dernier sera utilisé pour mener des missions de transport entre les différents navires mais aussi avec la terre ferme, pour de la lutte anti sous-marine, et des missions de lutte contre les bâtiments de surface.

Des moyens aériens sont aussi engagés depuis les autres bâtiments de la Task Force 473, avec un Panther sur le Cassard, deux Lynx sur le Jean de Vienne, et enfin, un troisième Lynx, allemand celui-ci, sur l'Augsburg.

Contrairement aux deux dernières missions «Arromanches», celle-ci, «Arromanches 3», sera beaucoup plus courte en raison de l'arrêt technique majeur qui doit intervenir dans le courant du début de l'année 2016.

Toutefois, comme pour la précédente mission, les Rafale M effectueront sans doute des missions de reconnaissance, grâce à leur nacelle RECO-NG, au-dessus du nord de la Libye, et où opère l'organisation Etat Islamique, notamment à Syrte.

Cette dernière a d'ailleurs perdu beaucoup de terrain face aux forces armées libyennes du gouvernement de Tobrouk (reconnu par la communauté internationale), et face aux milices de Libya Dawn, du Parlement de Tripoli. Ces avancées ont eu lieu grâce, en partie, à l'action discrète de forces spéciales et clandestines de pays occidentaux, comme la France, l'Italie, les Etats-Unis (près de 200 frappes depuis août 2016), et le Royaume-Uni.

Dans son point-presse du jeudi 22 septembre 2016, l'Etat-Major des Armées affirme que l'intégration des deux frégates alliées «démontre ainsi de nouveau les relations fortes qui unissent nos pays et nos marines, mais également leur remarquable interopérabilité». De plus, concernant la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, cette dernière ne sera pas constamment intégrée au dispositif de la TF 473, mais elle y prendra part «ponctuellement», car engagée dans d'autres opérations.

Enfin, pour ce qui est des chiffres officiels, le groupe aéronaval compte dans ses rangs «environ 3 300 marins, dont 2 900 français».

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