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Defens'Aero

Un hélicoptère EC-135 de la Gendarmerie Nationale visé par des fusées d'artifice

© PECCHI Anthony / Airbus Helicopters - EC-145 de la Gendarmerie à l'entraînement dans les Alpes.
© PECCHI Anthony / Airbus Helicopters - EC-145 de la Gendarmerie à l'entraînement dans les Alpes.

Les confrontations entre les forces de l'ordre, qu'ils soient de la Gendarmerie ou de la Police Nationale, et les opposants anti-nucléaire, etc… ne sont pas rares depuis des années maintenant, notamment après la mise en place des centrales, avec la question des déchets nucléaires, et les dangers que cela apporte.

Si ces confrontations, dans la quasi-totalité des cas, se déroulent au sol, il arrive parfois qu'elles impliquent l'appui aérien engagé aux côtés des forces de police. Et c'est ce qui s'est passé ce dimanche 14 août 2016, sur le site de construction du Centre de stockage des déchets radioactifs (CIGEO), non loin du petit village de Bure, situé dans la Meuse (55).

En effet, alors qu'un hélicoptère EC-135 Choucas de la Gendarmerie Nationale effectuait une mission de surveillance au-dessus du chantier de construction et dans ses alentours, l'hélicoptère a été pris à parti par des opposants installés dans ce secteur, qui pourrait d'ailleurs rapidement devenir une nouvelle ZAD (Zone à Défendre).

Lors de sa mission, l'EC-135 a été visé par «une demi-douzaine de tirs de fusée d'artifice qui ne l'ont pas atteint», selon les déclarations de Rémi Coutin, procureur de la République de Bar-le-Duc à France Bleu Lorraine. Ce dernier a également ajouté que l'hélicoptère n'a pas été touché par ces tirs, mais «qu'il a dû se dérouter et regagner son lieu de stationnement», sur l'aéroport de Metz (environ 90km jusqu'à Bure).

Ce même média régional explique de son côté que Rémi Coutin a demandé aux autorités compétentes de «diligenter une enquête de flagrance sur la qualification de violence avec arme par destination, commise en réunion et à l'encontre de personnes dépositaires de l'autorité publique».

Depuis le début de l'été, le mouvement qui sévit sur place a pris de l'ampleur, que ce soit avec l'arrivée de nouveaux opposants au projet, mais aussi et surtout, avec une montée des violences lors des confrontations contre les forces de l'ordre et avec la destruction de certaines parties du chantier, dont des murs en béton, construits par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA), et censés protéger les travaux.

«Depuis la mi-juin, il y a une nette montée en puissance de la contestation contre le projet Cigéo. Cela fait trois ans que je suis procureur de la République à Bar-le-Duc [et] c'est la première fois que je vois une telle importance dans les actes de délinquance en réaction à ce projet et une telle fréquence d'infractions», précise-t-il aux questions des journalistes. Enfin, M. Coutin pose la question «de savoir si ça va s'inscrire dans l'avenir ou pas ?».

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