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Defens'Aero

L'US Air Force double le nombre de vols des U-2 Dragon Lady à la frontière nord-coréenne

© USAF - Atterrissage d'un U-2S «Dragon Lady» sur une base aérienne en Asie.
© USAF - Atterrissage d'un U-2S «Dragon Lady» sur une base aérienne en Asie.

Depuis maintenant plusieurs mois, la Corée du Nord fait l'objet de plusieurs condamnations de la part des puissances mondiales et des Nations Unies après de nombreux essais de tirs de missiles balistiques, ainsi que des essais en vue d'obtenir la bombe thermonucléaire (dite «H»).

Le dernier de ces tirs de missiles remonte pas plus tard qu'au 21 et 22 juin 2016, lorsque le régime de Pyongyang a tiré deux missiles BM25 Musudan à moyenne portée, qui se sont abîmés dans la mer du Japon, mais qui sont toutefois capables d'atteindre la Corée du Sud, le Japon, ainsi que la base aérienne américaine d'Andersen, située sur l'île de Guam, dans l'océan Pacifique.

Le développement de la portée des missiles balistiques, ainsi que leur charge, inquiète fortement les puissances régionales qui voient ici un danger pour la stabilité de la région Asie, déjà fortement instable en raison, notamment, de revendications territoriales.

Outre les sanctions (économiques, etc…) imposées à la Corée du Nord par la communauté internationale, les pays voisins qui font directement face à Pyongyang, dont Séoul et Tokyo, disposent de forces armées puissantes et modernes afin de parer à toutes éventualités.

Ces pays sont soutenus, notamment militairement, par Washington, qui y voit lui-aussi un moyen d'y affirmer sa puissance dans la zone, d'avoir des partenaires et des alliés locaux fiables et forts, afin de pouvoir garder un certain oeil sur les activités du régime communiste.

C'est donc dans ce contexte là que l'US Air Force, à la suite de cette série de tirs et d'essais, a pris la décision de doubler le nombre de vols de reconnaissance à la frontière entre la Corée du Nord et du Sud.

Ces vols de reconnaissance sont effectués par les mythiques et vénérables U-2S «Dragon Lady» du 99th Expeditionary Reconnaissance Squadron, qui sont déployés sur la base aérienne d'Osan, située dans le nord-ouest de la Corée du Sud, et plus précisément à environ 65 kilomètres au sud de Séoul, et à environ 85 kilomètres de la frontière entre les deux Corée.

Selon les informations de l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, qui cite, sous couvert d'anonymat, des responsables militaires de l'United States Forces Korea, au lieu d'un seul U-2S qui menait des vols de reconnaissance, c'est désormais deux appareils de ce type, qui peuvent évoluer jusqu'à 70 000 pieds (soit un peu plus de 21km), qui réalisent quotidiennement des missions.

Selon l'agence, les «Dragon Lady», tout en restant dans l'espace aérien international ou dans celui de la Corée du Sud, peuvent récolter du renseignement jusqu'à soixante voir soixante-dix kilomètres à l'intérieur des terres de la Corée du Nord.

Ces appareils, que l'on compare souvent à un planeur, mais motorisé, en raison des caractéristiques de vols qui leurs sont semblables à l'atterrissage et au décollage, peuvent récolter du renseignement militaire à partir de données photographiques, vidéos, mais aussi à partir de renseignement d'origine électro-magnétique.

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