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Defens'Aero

L'Aviation Légère de l'Armée de Terre quitte la Centrafrique

© EMA - Survol de la Centrafrique par l'un des Mi-24 «Hind» de la MINUSCA.
© EMA - Survol de la Centrafrique par l'un des Mi-24 «Hind» de la MINUSCA.

Alors que l'opération Sangaris se déroule depuis le mois de décembre 2013, dans des conditions humaines particulièrement difficiles, le désengagement des forces armées françaises vient de débuter avec le transfert de certaines missions et régions centrafricaines aux forces de la MINUSCA, et après le déplacement du président de la République François Hollande, qui a officiellement annoncé ce désengagement.

Cette diminution de la présence française s'illustre par la ré-articulation du dispositif aérien, avec le retrait, le 15 mai 2016, de deux hélicoptères Puma et de deux Tigre de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre, appartenant au 1er et au 5ème Régiment d'Hélicoptères de Combat.

Les quatre hélicoptères sont rentrés en France dans la soute d'un Antonov An-124 de la société russe Volga Dnepr, qui est régulièrement sollicitée par le Ministère français de la Défense puisqu'il loue ces services afin d'acheminer d'importantes cargaisons de fret militaire sur les différents théâtres où nos forces sont déployées.

Toutefois, les forces françaises et celles de la MINUSCA disposent encore de moyens aériens pouvants être utilisés pour des missions de transport, de soutien aérien, de reconnaissance, ou d'attaque au sol. Outre la présence d'un hélicoptère Fennec de l'Armée de l'Air, la MINUSCA compte parmi sa flotte onze hélicoptères.

Les six hélicoptères Mi-17 et les trois Mi-8 «Hip» vont pouvoir assurer des missions de transport, que ce soit des passagers, ou du matériel militaire destiné à rejoindre des postes de combat et de contrôle situés dans des zones éloignées et difficiles d'accès par des véhicules terrestres. En ce qui concerne les missions d'attaque au sol et d'appui aérien rapproché, celles-ci seront assurées par deux hélicoptères Mi-24 «Hind» (Mi-35, en version export).

La montée en puissance de ces deux derniers appareils, qui doivent donc assurer la relève après le départ des Tigre français, s'est faite il y a maintenant près de deux mois, avec la réalisation de missions au profit des forces de la MINUSCA, mais aussi au profit des militaires français.

A ce titre, l'Etat-Major des Armées (EMA) indique que «le 30 mars 2016, ce sont les équipages de Mi35 qui ont réalisé la mission de sécurisation de l’investiture du président centrafricain à Bangui», et qu'une semaine plus tard, «un convoi logistique de Sangaris qui quittait Bangui pour se rendre à Sibut a ainsi été appuyé au cours de ce mouvement par un Mi35».

Outre les moyens aériens, l'appui aérien rapproché assuré par ces deux hélicoptères doit pouvoir compter sur la présence au sol de contrôleurs aériens avancés, issus des forces armées sénégalaises. Dans un communiqué de presse du 12 avril 2016, l'EMA affirmait alors que «les FAC sénégalais ont bénéficié, lors de la prise en compte de leurs zones d’action, de l’expérience acquise par les équipes françaises de contrôle de l’appui aérien», après avoir passé près de quatre mois à leurs côtés.

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Fonck 24/05/2016 09:36

D'ou viennent ces Hind et par qui sont ils servit ?