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Defens'Aero

L'Atlantique II modernisé teste son nouveau radar

Photo : © EMA - Un Atlantique II en opération dans le Nord du Sahel.
Photo : © EMA - Un Atlantique II en opération dans le Nord du Sahel.

Actuellement, la flotte des avions de patrouille maritime Atlantique II de la Marine Nationale est fortement engagée pour mener des missions au Moyen-Orient au-dessus de l'Irak et de la Syrie, dans l'ensemble de la bande sahélo-saharienne en Afrique, mais aussi dans le Nord de l'Europe, afin de soutenir les forces armées britanniques dans la recherche des sous-marins russes qui s'approchent des côtes britanniques.

Mais en parallèle, la modernisation des appareils de la Flottille 21F et 23F s'impose, c'est pourquoi une campagne d'essais en vol vient d'être lancée entre la Marine Nationale, Dassault Aviation, Thalès, ainsi que la Direction Générale de l'Armement.

En effet, selon un article de Cols Bleus, le magazine de la Marine Nationale (Air actualités, dans l'Armée de l'Air), «en janvier 2016, le détachement Atlantique 2 (ATL2) du centre d'expérimentations pratiques de l'aéronautique navale (CEPA/10S) a participé aux premiers vols de la campagne d’essais de qualification sur l’ATL2 N°2».

Cette campagne d'essais en vol se déroule depuis la base aérienne 125 d'Istres-Le Tubé et elle a pour objectif d'observer et de tester les nouveaux instruments installés sur cet Atlantique II, dont notamment «le nouveau radar Search Master et le nouvel interrogateur IFF TSA2542 développés par Thalès».

La Marine Nationale affirme que ces nouveaux équipements permettront «d’augmenter significativement [les] capacités de détection» de la flotte des Atlantique II, stationnée sur la base aéronavale de Lann-Bihoué, dans le Morbihan (Bretagne), et que le premier Atlantique II devrait être «mis en service opérationnel à compter de 2020».

Cette rénovation du système d'armes des avions de patrouille maritime a débuté dans le courant de la fin de l'année 2013, et doit permettre de faire perdurer l'ensemble de ce parc, unique en France, au-delà de 2030. Si le chantier ne prend pas du retard, le premier appareil modernisé doit être livré à la Marine Nationale en 2018, et au titre de la Loi de Programmation Militaire 2014-2019, «trois avions auront été rénovés sur les quinze prévus».

Actuellement, les Atlantique II disposent d'un ensemble d'équipements et d'armements bien fourni et efficace. On y retrouve notamment l'Electronic Sensor Mesure (ESM), en bout d'aile, qui détecte les émissions radar à très large bande de veille, le Magnetic Anomaly Detection (MAD), situé tout à l'arrière de l'appareil, et qui permet de détecter des masses métalliques immergées sous l'eau grâce au principe du magnétomètre, et enfin, les ATL 2 peuvent tirer les torpilles MU-90 de 324mm utilisées pour la lutte ASM, les missiles air-mer AM-39 Exocet, contre les bâtiments de surface, ainsi que les bombes guidées laser GBU-12, contre des cibles terrestres, fixes ou mobiles.

A la suite de cette rénovation, les Atlantique II mettront en oeuvre le nouveau système radar Search Master, dont certaines technologies sous issues des Rafale. On y retrouve, selon la Marine Nationale, «un mode d'imagerie, un mode anti-sous-marin innovant, une détection et un pistage automatique, et un IFF (Identification Friend or Foe - Identification Ami ou ennemi) qui permet à l'avion à l'avion de décoder les IFF des porteurs aériens et de surface». Ce radar est situé sous l'appareil, à l'avant.

Un Sous-système de Traitement Acoustique Numérique (STAN) sera aussi implanté à l'arrière de l'avion, et il permettra de «détecter les cibles sous-marines sur un spectre élargi de fréquences et de contrôler les nouvelles menaces».

Le logiciel LOTI-NG (Logiciel Opérationnel de Traitement de l'Information - Nouvelle Génération) sera utilisé afin «d'élaborer une situation d'ensemble des nouveaux senseurs», tout en mettant en oeuvre les MU-90 et AM-39.

Enfin, la boule électro-optique MX-20 de l'entreprise Wescam sera intégrée sous le ventre de l'appareil et les marins l'utiliseront en opération pour de la détection, de l'identification, et de la classification. Ces trois missions seront assurées grâce aux caméras thermiques, celles de jour en haute définition, et aux senseurs lasers intégrés dans la boule.

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