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Defens'Aero

Un raid aérien franco-américain vise l'Etat Islamique en Syrie

Photo : © EMA - Catapultage d'un Rafale M équipé d'un missile SCALP.
Photo : © EMA - Catapultage d'un Rafale M équipé d'un missile SCALP.

A l'occasion du point-presse hebdomadaire, l'Etat-Major des Armées (EMA) a indiqué qu'un raid aérien, mené conjointement entre les forces armées françaises et américaines, avait été effectué le 1er Février 2016 contre l'Organisation Etat Islamique.

Ce raid aérien avait pour objectif de détruire «un camp d’entraînement et un site de stockage d’armement» qui se trouvait «dans la région de Manbij, à une soixantaine de kilomètres au Nord-Est d’Alep, en Syrie». Selon l'EMA, «différents armements, bombes et missiles de croisière, ont permis de détruire le site visé lors de cette frappe planifiée», effectuée par une vingtaine d'aéronefs.

Les Rafale Air (quatre), qui ont décollé depuis la base aérienne 104 d'Al Dhafra, ont opéré aux côtés des Rafale M (deux) de la Marine Nationale, qui ont été catapultés depuis le porte-avions Charles de Gaulle, qui navigue dans le golfe Persique. Les Rafale Air emportaient deux missiles de croisière SCAPL-EG sous les ailes, tandis que les Rafale M en emportaient qu'un seul, pour éviter d'apponter avec une configuration asymétrique si un SCALP n'est pas tiré, que ce soit en raison d'un problème technique, ou autre.

A ce sujet, un des missiles de croisière n'a pas atteint sa cible et s'est écrasé dans un champ en Syrie, comme l'attestent des photographies diffusées sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter, par des comptes pro-EI. L'EMA a tenu à préciser que «lors de cette frappe, un des missiles SCALP a été victime d’un incident technique le rendant inopérant. Il s’est disloqué en s’écrasant dans un champ». Officiellement, il s'agit du premier échec d'un SCALP au cours d'une mission opérationnelle.

Raid conjoint mené en coopération avec les forces américaines, ces dernières auraient engagé des F/A-18 (Super) Hornet embarqués à bord du porte-avions USS Harry S. Trumman, ainsi que des aéronefs de l'US Air Force, dont certainement des F-15E Strike Eagle, et peut-être même des F-22 Raptor.

L'EMA écrit que cette mission «démontre la parfaite interopérabilité entre les moyens des armées de l’air et des marines des deux pays engagés au sein de la coalition contre Daech».

Au cours des deux dernières semaines, une intensification des frappes aériennes a eu lieu puisque depuis le 20 Janvier 2016, et au 04 Février, les moyens aériens de la force Chammal ont effectué 156 sorties, 48 frappes, détruisants 74 objectifs. Par ailleurs, entre le 27 Janvier et le 02 Février, l'EMA affirme que «102 sorties, dont 82 sorties de bombardement et 10 sorties dédiées à l’acquisition de renseignement» ont été menées. Au cours de ces missions, «30 frappes ont été conduites, dont 28 d’appui au sol et 2 lors de raids planifiés», dont un en Irak (28 Janvier) et l'autre en Syrie (1er Février).

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