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Defens'Aero

Le Lynx modernisé de la Marine Nationale est en cours d'essais

Photo : © Marine Nationale - Hélicoptère Lynx de la Flottille 34F.
Photo : © Marine Nationale - Hélicoptère Lynx de la Flottille 34F.

EXCLUSIF !

En 2015, après avoir passé un contrat avec le Service Industriel de l'Aéronautique (SIAé) de Cuers-Pierrefeu, la Marine Nationale a réceptionné son premier hélicoptère Lynx HAS.2 qui venait de subir une ultime modernisation afin d'être totalement opérationnel lorsqu'ils sont embarqués en opération sur des bâtiments de la Marine Nationale.

Mais comme tout aéronef, que ce soit dans l'Armée de l'Air, la Marine Nationale, ou l'Armée de Terre, avant de pouvoir intégrer le service actif, les appareils réceptionnés doivent passer par les mains de pilote d'essais qui doivent tester et vérifier si l'appareil est conforme aux attentes de son opérateur.

C'est donc dans ce cadre là que depuis le mois d'Octobre 2015, les pilotes d'essais du Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA/10S), en coopération avec le Centre d'Essais en Vol, sont actuellement en train de qualifier le premier Lynx «mis en hauteur».

La modernisation de la flotte des hélicoptères Lynx de la Marine Nationale permet notamment d'intégrer de nouveaux équipements de communication et de navigation qui permettent à ces appareils de pouvoir continuer à voler dans l'espace aérien régit et contrôlé par l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale.

Outre ces équipements, des installations pour les missions opérationnelles ont également été ajoutées avec l'installation d'un Automatic Identification System (AIS), d'un outil électronique équipé d'une Liaison L11 cryptée, ainsi que d'un écran de bord qui affiche la situation tactique de l'environnement dans lequel évolue l'appareil et les images qui sont capturées par la caméra infrarouge Chlio.

L'ensemble des essais et des qualifications effectués par les ingénieurs et les personnels concernés, la mise en service de cette version du Lynx devrait être prononcée en 2017. Les appareils évolueront depuis les frégates de lutte anti-sous-marine (type F70) de la Marine Nationale, tel que la Primauguet, la Montcalm, la Jean de Vienne, la Motte-Picquet, et la Latouche-Tréville.

Utilisés pour des missions de lutte anti-sous-marine (ASM), les vingt-et-un Lynx de la Marine Nationale sont mis en oeuvre par la Flottille 34F, avec pour attache la base aéronavale de Lanvéoc-Poulmic, et seront progressivement tous remplacés par les hélicoptères NH-90NFH Caïman, en cours d'introduction.

Propulsé par deux turbines de 1 130ch chacune, le Lynx est armé de deux torpilles Mk 46 ou MU 90 pour mener à bien ses missions ASM, avec une autonomie de 2h30 environ, et une distance franchissable de 230 nautiques (425km).

Mis en oeuvre par un équipage de trois marins, ils utilisent à bord de l'appareil le Sonar DUAV-4, le radar ORB-31, le système de transmission des données acoustiques Rheseda, ainsi que le FLIR Chlio.

Selon la Marine Nationale, ils peuvent aussi être employés pour des missions de vive force (lutte anti-terroristes ou anti-drogue), de service public (action de l'État en mer, recherche et sauvetage en mer), de soutien (évacuation sanitaire, transport de troupes ou de matériel), de soutien de la FOST (Force Océanique Stratégique), et d'appui feu afin de garantir la sécurité des bâtiments.

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