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Defens'Aero

Un drone MQ-9 Reaper de l'Armée de l'Air vole pendant plus de 25 heures

Photo : (c) EMA - Un drone MQ-9 Reaper de l'Armée de l'Air au roulage.
Photo : (c) EMA - Un drone MQ-9 Reaper de l'Armée de l'Air au roulage.

Hier, à l'occasion du point-presse hebdomadaire de l'Etat-Major des Armées, le Ministère de la Défense a indiqué qu'un drone MQ-9 Reaper de l'Armée de l'Air a effectué une mission qui a duré plus de 25 heures.

En effet, selon l'EMA, dans le courant de la fin du mois d'Octobre 2015, un drone MQ-9 Reaper «a battu son record le plus long avec près de 25h06 de temps de vol» au-dessus de la bande sahélo-saharienne, dans le cadre de l'opération Barkhane qui a pour objectif de lutter contre les groupes terroristes dans la région.

Depuis le début du mois de Janvier 2013, l'Armée de l'Air déploie sur la base aérienne de Niamey, au Niger, et au sein de l'Escadron de Drones 1/33 "Belfort", deux drones Harfang ainsi que trois drones MQ-9 Reaper qui ont été réceptionnés en Janvier 2014 et en Mai 2015 et directement déployés sur le théâtre.

Dans un communiqué publié le Mardi 16 Juin 2015, le Ministère de la Défense avait révélé qu'au cours d'une de leurs nombreuses missions, les trois drones MQ-9 Reaper avaient dépassé le cap des 5 000 heures de vol au-dessus de la bande sahélo-saharienne, seulement un an et demi après le premier déploiement.

Par ailleurs, l'ancien Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air avait déclaré le 03 Juin 2015, lors d'une audition devant les députés de la commission des affaires étrangères, de la Défense, et des forces armées que l'Armée de l'Air a «demandé aux Américains de nouveaux simulateurs Reaper, ainsi que le déploiement d'une cabine de contrôle au sol sur la base de Cognac dans le cadre du prochain système qui devrait être livré en 2016».

La mise en place de cabines de contrôle au sol des drones MQ-9 Reaper français sur la base aérienne 709 de Cognac permettra de reposer les aviateurs qui pilotent ces drones. En effet, tout comme l'US Air Force, l'Armée de l'air française manque d'effectifs pour faire fonctionner l'ensemble de son parc de drones, et les aviateurs du «Belfort» tournent donc trop souvent en opération extérieure.

Cependant, si cela permettrait de reposer les pilotes de drone, cela réduirait aussi l'efficacité de la coopération entre les pilotes de Mirage 2000D et ceux des drones. En effet, comme je l'écrivais dans un article le 14 Juin 2015, le déploiement des équipages et des cabines de contrôle au sein des opérations extérieures permet d'avoir une excellente communication et un véritable travail de coopération entre les pilotes de drone et les pilotes de chasse, notamment ceux de Mirage 2000D, également déployés à Niamey.

En effet, à titre d'exemple, avant de partir en mission pour venir en aide à des militaires français engagés dans des combats au sol, avant le décollage, les pilotes de chasse prennent le temps de visualiser la zone des combats filmés par le drone, ce qui permet d'avoir une première idée de la situation sur place.

Par ailleurs, dans un tout autre domaine, à l'occasion de ce même point-presse évoqué plus haut, l'Etat-Major des Armées a indiqué que la force Barkhane dispose «désormais de 17 hélicoptères (Tigre, Puma, Caïman, Cougar, Gazelle, Caracal). Cette composante est déployée au Mali, au Niger et au Tchad, où sont respectivement stationnés 2 sous-groupements aéromobiles (Gao et Madama) et un détachement hélicoptères de manœuvre à N’Djamena». Depuis la mise en place de l'opération Barkhane le 1er Août 2014, «la composante aéromobile a réalisé 5 000 heures de vol». (Informations complémentaires dans cet article de l'EMA).

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