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Defens'Aero

La Direction Générale de l'Armement réceptionne le 7ème A400M français

La Direction Générale de l'Armement réceptionne le 7ème A400M français

Photo : (c) EMA / Armée de l'Air - Un A400M du CEAM au roulage devant le détachement chasse de Djibouti.

Après le crash de l'A400M destiné à la Turquie (MSN023), survenu le 09 Mai 2015, l'avionneur européen Airbus Defence & Space avait décider de stopper les vols d'essais, les livraisons, et les pays qui avaient déjà réceptionné des appareils avaient aussi stoppé leurs vols, sauf la France qui maintenait certaines missions considérées comme prioritaires pour les opérations en cours.

Désormais, cette limitation, que c'était imposé Airbus Defence & Space, vient d'être levée puisque l'avionneur vient de livrer à la Direction Générale de l'Armement, hier Vendredi 19 Juin 2015, le septième A400M destiné à l'Armée de l'Air.

Cet A400M, qui porte le numéro de série MSN019 a été réceptionné à Séville, en Espagne, où se trouve l'usine d'assemblage de cet appareil et il devrait bientôt rejoindre la base aérienne 123 d'Orléans, où est stationné l'Escadron de Transport 1/61 "Touraine".

Contrairement à ses prédécesseurs, selon le communiqué de la Direction Générale de l'Armement, et "en plus des capacités déjà disponibles sur les appareils précédents, le MSN019 dispose d'une première capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière de l'appareil".

Cependant, les attentes demandées par les différentes armées de l'air qui ont participé à ce programme européen sont loin d'être, à l'heure qu'il est, au rendez-vous. En effet, l'A400M n'est toujours pas capable de larguer des parachutistes par les portes latérales, le ravitaillement en vol des hélicoptères est dangereux en raison des turbulences provoquées par les turbopropulseurs, et l'autoprotection, comme le largage de leurres thermiques, n'est toujours pas intégré sur les appareils, alors qu'ils sont utilisés en opération par la France, que ce soit dans la bande sahélo-saharienne, ou en Jordanie.

Concernant l'année 2015, Airbus Defence & Space a indiqué, dans son communiqué, qu'il comptait livrer treize A400M à ses clients, voir quatre de plus si les essais en vol qui vont être effectués cet été sont concluants.

Par ailleurs, le président directeur général d'Airbus Group, Tom Enders, a affirmé à un quotidien allemand que les Etats-Unis allaient devenir "au plus tard dans la prochaine décennie, le plus gros client pour cet avion". Lors de ce même interview, Tom Enders a également affirmé que l'A400M allait être, dans les prochaines années, la "seule alternative" pour des pays qui ne veulent pas s'équiper du C-17 Globemaster III, dont la production va bientôt s'arrêter, ou du C-130J Super Hercules, qui dispose de performances moindres face à l'A400M.

Outre la reprise des livraisons et des vols pour Airbus Defence & Space et le Royaume-Uni, la France continue à mener et à développer, via le Centre d'Expériences Aériennes Militaires, le comportement de ses A400M dans des conditions qu'ils seront amenés à rencontrer en opération. Dernièrement, du 08 au 12 Juin, le CEAM a mené une expérimentation de déploiement de l’A400M à Djibouti (voir photo ci-dessus).

Dans son communiqué, le Ministère de la Défense explique que "l’objectif principal de la mission était d’expérimenter un déploiement en condition « temps chaud » sur une plateforme située à plus de 3 000 Nm (environ 5 500 km) de la base opérationnelle principale. Djibouti constituait le terrain idéal répondant à toutes les attentes, notamment distance et climat. En outre, les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) garantissaient un soutien logistique et opérationnel essentiel". Des informations complémentaires sont disponibles sur le site de l'Etat-Major des Armées.

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