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Defens'Aero

L'US Marine Corps aurait tenté de secourir le pilote de chasse jordanien qui s'est écrasé en Syrie

L'US Marine Corps aurait tenté de secourir le pilote de chasse jordanien qui s'est écrasé en Syrie

Photo : (c) USMC - Atterrissage d'un MV-22B Osprey du MMT-262 durant un exercice.

Le 24 Décembre 2014, un pilote de chasse jordanien, volant sur F-16A, a été contraint de s'éjecter au-dessus de la ville de Racca, dans le centre de la Syrie, en raison d'un problème technique sur son appareil ou à la suite du tir d'un missile sol-air MANPADS effectué par les jihadistes de l'Etat Islamique.

Gardé en captivité pendant plusieurs semaines, dont on n'ose pas imaginer les conditions de détention, et après des négociations qui ont échoué entre la Jordanie et les jihadistes, ces derniers ont sauvagement assassiné le pilote en le brûlant vif, enfermé dans une cage en fer, et tout cela mis en scène dans une vidéo d'une dizaine de minutes.

Cinq mois plus tard, un colonel de l'US Marine Corps revient sur ce triste accident et affirme, pour la première fois, que les Etats-Unis ont tenté de secourir le pilote de chasse.

En effet, il y a maintenant quelques jours, le colonel Jason Bohm, appartenant à l'US Marine Corps, a déclaré devant des journalistes qu'un MV-22B Osprey a tenté de rejoindre le lieu de l'éjection afin de récupérer le pilote.

Bien que le militaire affirme qu'une opération a été lancée, il ne donne que peu d'informations à son sujet. Selon lui, le MV-22B Osprey qui a tenté une mission de récupération était déjà en vol lors du crash et la mission n'aurait pas pu se concrétiser en raison d'un flou au sujet de l'emplacement précis du pilote après son crash.

Le colonel ajoute que même si la position du pilote était parfaitement connue, il aurait été impossible pour les Marine américains de lui porter secours car les jihadistes ont immédiatement capturé le pilote, peu de temps après son éjection. Dans son discours, le colonel ne précise pas si le MV-22B Osprey a pénétré l'espace aérien syrien.

Quelques jours après le crash et la capture de ce pilote de chasse jordanien, cette situation avait entraîné l'apparition de la question des moyens militaires affectés aux missions CSAR (Combat Search And Rescue - Recherche et Sauvetage Au Combat) pour les opérations qui se déroulent au-dessus du territoire syrien et irakien.

A la suite de la capture, les Emirats Arabes Unis et le Maroc (bien que la participation de ce pays n'a jamais été officialisée) avaient décidé de stopper leurs missions aériennes au-dessus du territoire irakien et syrien en raison d'un manque trop important de moyens aériens utilisés dans les missions de recherche et de sauvetage au combat.

A l'époque des faits, les appareils utilisés pour ces missions CSAR, comme les hélicoptères HH-60G Pave Hawk ou les V-22 Osprey étaient tous basés, officiellement, sur des bases au Koweït. Or, la très grande majorité des missions se déroulaient, et se déroulent toujours, dans le Nord de l'Irak, là où les jihadistes de l'Etat Islamique sont le plus actif et où ils ont conquis des territoires.

C'est pourquoi, à la suite d'une demande émanant de ces deux pays, et afin d'assurer une meilleure sécurité pour les pilotes de la coalition, les Etats-Unis ont décidé de déployer dans le Nord de l'Irak, à Erbil, des moyens aériens afin de pallier à ce manque. Une source militaire américaine, citée par le quotidien américain le New-York Times, avait alors indiqué que le Pentagone est "en train de repositionner des équipes dans le nord de l’Irak". Ce déploiement au plus près des combats permet "de réduire le temps mis pour atteindre des pilotes éventuellement tombés dans une zone détenue par l'Etat Islamique".

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