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Defens'Aero

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Un Rafale de la permanence opérationnelle aurait intercepté des aéronefs russes à proximité de l'espace aérien français

Un Rafale de la permanence opérationnelle aurait intercepté des aéronefs russes à proximité de l'espace aérien français

Un Rafale de la permanence opérationnelle aurait intercepté des aéronefs russes à proximité de l'espace aérien français

Photo : © B. Sargnon / Armée de l'Air - Un pilote de Rafale se précipite vers son appareil pour décoller sur une alerte, pendant que les mécaniciens préparent l'avion.

Bien que l'ensemble des aviateurs de l'Armée de l'Air a été touché par un terrible drame en Espagne, sur la base aérienne de Los Llanos, à Albacete, en aucun cas, cela ne remet en cause la crédibilité de la permanence opérationnelle, tenue par des Rafale ou des Mirage 2000C ou 2000-5F de l'Armée de l'Air.

Ce professionnalisme, et cette résilience, qui a été soulignée au cours de ces derniers jours par le général Denis Mercier, Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air, a été mis à contribution à plusieurs reprises au cours de ces derniers jours.

Mercredi 28 Janvier, interception d'aéronefs russes :

Bien que la communication de l'Armée de l'Air refuse de faire un commentaire à ce sujet, un Rafale, qui était stationné sur la base aérienne 110 de Creil, dans le cadre de la permanence opérationnelle, aurait décollé et franchi le mur du son, dans le département de la Seine-Maritime, afin d'intercepter un aéronef russe.

Selon les informations du quotidien Normandie-Actu, le Rafale a franchi le mur du son aux alentours de 15h00, dans l'après-midi du Mercredi 28 Janvier, ce qui a engendré, comme c'est souvent le cas lorsque cela se produit, des appels téléphoniques aux pompiers de la région.

Le "boum" aurait été entendu "au Havre (Seine-Maritime), mais aussi à Honfleur et Deauville (Calvados), ainsi que dans une partie de l’Eure".

Contactée par le quotidien régional, l'Armée de l'Air précise que "l’avion a décollé de la base aérienne de Creil pour effectuer une mission de permanence opérationnelle classique. Le Rafale a mis cap dans une direction et à une heure qui correspond au bruit entendu". Il est nécessaire de noter que le service de communication ne précise pas l'objet de ce décollage, que ce soit pour une interception, ou pour apporter assistance à un aéronef en détresse, comme cela est souvent le cas.

Ces déclarations concordent avec celles qui ont été émises par le service de communication de la Royal Air Force qui a déclaré que Mercredi 28 Janvier, deux Typhoon ont décollé afin d'intercepter deux bombardiers russes Tu-95 "Bear", qui évoluaient au sein de l'espace aérien international, mais qui n'avaient pas déposé de plans de vols, et qui ne répondaient pas aux appels des contrôleurs aériens.

Les deux Eurofighter Typhoon de la permanence opérationnelle britannique ont été "scramblés" depuis la base aérienne de Lossiemouth, en Ecosse, et depuis la base de Coningsby, dans le Lincolnshire. Durant leur mission d'interception, ils ont été ravitaillés par un A330 MRTT Voyager de la Royal Air Force

Selon le site The Aviationist, ces deux Tu-95 "Bear", qui étaient escortés par des Mig-31 "Foxhound", ont été interceptés par, dans un premier temps, des F-16A de la Force Aérienne Royale Norvégienne, suivis par deux Typhoon de la Royal Air Force, et enfin, par des Mirage 2000 de l'Armée de l'Air.

Si l'on recoupe ces informations, ce ne serait donc pas des Mirage 2000 (2000-5F ou 2000C) qui auraient intercepté ces deux bombardiers russes, mais bel et bien un Rafale.

Assistance pour un Cessna 510 :

Par ailleurs, deux jours plus tard, et selon le blog Le Mamouth, un Mirage 2000C, appartenant à l'Escadron de Chasse 2/5 "Ile de France", "a décollé hier sur alerte de sa base d'Orange pour assister un Cessna 510 en difficulté lors de son approche à Clermond-Ferrand, avec quatre occupants à bord".

L'interception s'est déroulée dans la soirée, aux alentours de 20h35, alors que l'aéronef civil était en difficulté et qu'il n'y avait "pas vraiment de possibilité de lever le doute sur un problème de sortie de train d'atterrissage". C'est pourquoi "le chasseur a pu renseigner sur l'état de sortie du train, sans doute en utilisant son phare d'interception, et le Cessna a pu, sans encombre, se poser à Clermont-Ferrand, à 20h50".

  • Mise à jour : Le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a reconnu officiellement cette interception. Le Rafale qui a mené l'interception est un Rafale B de l'EC 1/91 "Gascogne", qui a décollé de la base aérienne 110 de Creil. Le Mirage 2000-5F est quant à lui issu du GC 1/2 "Cigognes", et il assurait la permanence opérationnelle depuis la base aéronautique navale de Landivisiau.