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Defens'Aero

Un ravitailleur C-135FR se pose pour la première fois sur la base aérienne de Niamey, au Niger

Un ravitailleur C-135FR se pose pour la première fois sur la base aérienne de Niamey, au Niger

Etant donné que la France veut s'implanter et durer au sein de la bande sahélo-saharienne, afin de lutter contre les groupes terroristes de la région, les forces armées françaises doivent être capables d'opérer depuis plusieurs bases aériennes de la région, et au plus près des combats.

C'est pourquoi, après avoir ouvert une nouvelle piste d'aviation, début Décembre, à Madama, au Nord du Niger, (lire mon article ce sujet) et donc au plus près du Sud de la Libye, vivier de milliers de terroristes depuis la chute de Kadhafi, la France vient d'aménager la base aérienne de Niamey, toujours au Niger, afin de pouvoir y positionner des ravitailleurs C-135FR de l'Armée de l'Air.

Selon l'Etat-Major des Armées, "après plusieurs mois de travaux réalisés par le 25e Régiment du Génie de l’Air (RGA) et le Groupement Aérien d’Appui aux Opérations (GAAO), les militaires français de la plateforme de Niamey ont accueilli pour la première fois un avion ravitailleur C135".

Afin de pouvoir arriver à ce résultat, les travaux ont débuté au mois d'Avril 2014, et se sont achevés à la mi-Décembre de la même année. Les travaux réalisés comprenaient la réhabilitation du taxiway, "permettant ainsi aux aéronefs de circuler sur une plateforme répondant à toutes les normes aéronautiques en vigueur, ainsi que l'aménagement d'un parking temporaire pour l’accueil du C135". Par ailleurs, le "GAAO a assuré l’installation des infrastructures qui accueillent aujourd’hui les locaux du Groupement de Ravitaillement en Vol" 2/91 "Bretagne". Cependant, il reste notamment à construire le plot C-135 qui est toujours en chantier, mais qui "sera livré dans le courant du premier semestre 2015", assure l'EMA.

Au sein de la bande sahélo-saharienne, les forces françaises disposent, en tout, de cinq aéroports / bases aériennes leurs permettant de faire atterrir et stationner les C-135FR en toute sécurité, que ce soit pour des missions de ravitaillement, de transport, ou d'évacuation sanitaire et médicale. Trois de ces lieux (Dakar au Sénégal, Douala au Cameroun, et Abidjan en Côte-d'Ivoire) sont appelés SPOD, pour Sea Port Of Debarkation, étant donné leur proximité avec l'Océan Atlantique et le Golfe de Guinée. Les deux autres spots, appelés, eux, APOD, pour Air Port Of Debarkation, sont situés dans les terres. Le premier est situé à N'Djamena, au Tchad, là où sont basés les ravitailleurs depuis le début des opérations, et le second se trouve donc logiquement à Niamey.

L'avantage des spots à l'intérieur des terres, c'est qu'ils permettent d'être au plus près des zones de combats, et donc d'allonger la durée des Mirage 2000D ou des Rafale sur place. Cependant, en raison de la chaleur qui est plus forte dans les terres, les C-135FR sont limités dans leur emport de kérosène. Un problème qui n'est plus le cas si ils décollent depuis les côtes africaines. La chaleur est un problème que les aviateurs français ont toujours rencontré dans les opérations en Afrique, bien avant Serval. Les pilotes de Jaguar s'en souviennent encore...

Photo : (c) EMA - Un C-135FR sur la base aérienne de Niamey, au Niger, lors de son premier atterrissage sur cette base aérienne.

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