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Defens'Aero

Définition du photographe aéronautique, ou "spotter"

Définition du photographe aéronautique, ou "spotter"

Définition du photographe aéronautique, ou "spotter", rédigée par Sébastien Sauvignet, lui-même photographe. Ses photos sont disponibles sur sa galerie Flickr en cliquant ici !

 

Le spotter est un animal migratoire, se déplaçant de manière aléatoire à la belle saison mais ayant une prédilection pour les lieux bruyants riches en kérosène.

  • Son activité principale est l’observation ainsi que la photographie d’aéronefs en tout genre, en l’air, au sol, derrières des barrières, entourés de personnel, installés en pot de fleur, à l’ombre, au soleil, en contre jour ; d’où son équipement pléthorique :

- Des appareils photos en multitude, portés autour du cou, en bandoulière, sur des harnais, posés au sol, transportés dans des sacs de forme et de taille diverses donnant à certains des airs d’escargot ou de déménageurs bretons,

- Une longue vue pour les puristes qui se contentent de noter les immatriculations des appareils,

- Un siège pliant,

- Une casquette, ou un bob, pour les plus expérimentés,

- Des lunettes de soleil,

- Un casque anti-bruit pour les plus délicats,

- Des lanyards, ou tours de cou, pour les ringards,

- Un escabeau, surtout pour les spotters originaires de Batavia.

 

  • Il semble y avoir 2 sous espèces concernant le matériel photographique :

- les “Rouge” utilisant des appareils noirs avec un partie blanche,

- les “Jaune” utilisant des appareils entièrement noir.

  • Ces différences semblent être à l’origine de moqueries, voir de railleries entre les différents protagonistes, certains déversant des torrents de mauvaise foi lors de conversations animées et parfois houleuses.

 

  • Les puristes ne relevant que les serials se déplacent généralement à deux : un observant à la longue vue et dictant à son compère qui note sur un petit carnet.

  • La migration commence généralement en Mai, les spotters apparaissent spontanément auprès des tarmacs et autres pistes en herbe.

  • Le spotter est d’instinct plutôt grégaire, il reconnait ses congénères facilement grâce à des casquettes brodées d’ailes dorées, de sigles curieux (SPA3, VFA-103, 12F...), de blousons décorés de “patchs” arborant têtes de mort, Donald Duck chevauchant des bombes et autres Pin-Up langoureuses.

  • Son langage reste un mystère même pour les linguistes les plus chevronnés. Deux thèmes cependant se dégagent significativement :

- Les termes concernant tout type d’engin pouvant quitter le sol : Mirage, Rafale, Hornet, Eagle, Spitfire, Mustang, Hind, ... Parfois accompagnés de lettres et de chiffres mêlés : F-14, AV-8, Mark XVI, AMRAAM, QFU, ILS...

- Les termes relatifs aux appareils photo : ouverture, cadence rafale (noter l’absence de R majuscule dans ce cas), montée en ISO, piqué, bokeh...

Son adaptation à la vie en extérieur est assez disparate parmi les individus :

- Certains devenant rouge vifs en quelques heures d’exposition aux éléments naturels,

- D’autres restant blancs comme des laitiers, se tartinant d’une substance gluante et odorante,

- L’attrait pour les boissons fermentées à base de houblon est cependant assez commune,

- Sa propension à rouspéter, râler, houspiller, brailler, gueuler, geindre, gémir est par contre avérée. Surtout lorsque les conditions nécessaires à son épanouissement ne lui semblent pas atteintes : pas de soleil ici mais plutôt là, pas de vent, pas de pluie, pas de nuage, pas de ciel bleu, pas de gens devant lui, pas de buvette à proximité, pas assez d’avions, pas assez près, pas assez loin...

 

  • Son mode de reproduction est inconnu, surtout que la population est très largement mâle. Les rares éléments femelles sont systématiquement entourées de nombreux mâles, arborant alors leurs équipements photographiques les plus imposants.

  • La période migratoire se termine en octobre pour les plus téméraires, ces derniers se retrouvant isolés dans les Alpes suisses. Ce lieu est apparemment sacré, considéré par quelques illuminés comme un pèlerinage obligatoire.

  • On peut néanmoins voir quelques spécimens en dehors de cette période mais alors en solitaire, derrière les clôtures d’aéroports ou de bases aériennes.

  • Son lieu d’hibernation est inconnu : à la fin de la saison il disparait sans crier gare, laissant derrière lui des emballages de cartes mémoires, des chiffons anti-statiques usés, des emballages de barres énergétiques, des canettes de soda écrasées...

                                                                                                                                                        

  • PS 1 : Toute ressemblance avec des personnes ou des événements existants, ou ayant existés, ne serait que pure coïncidence.
  • PS 2 : Ne cherchez pas cette définition dans votre Larousse ou Petit Robert... vous ne la trouverez pas. 

Photo : (c) Vincent Masse ; site Internet du photographe disponible ici - Un "spotter" photographiant l'arrivée d'un avion de ligne. 

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templier 26/01/2015 09:32

PS 1 : "toute ressemblance avec des personnes ...................................ne serait que pure coïncidence" . Et bien moi je prétend qu' elle existe cette personne : c' est toi JP ........

REDOR 26/01/2015 07:28

LOL !!!!!