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Defens'Aero

L'opération Barkhane remplace les opérations Serval et Epervier

L'opération Barkhane remplace les opérations Serval et Epervier

L'opération Barkhane, lancée officiellement le 1er Août, remplace dorénavant les opérations Serval, au Mali, et Epervier, au Tchad (Février 1986).

La première a été lancée le 11 Janvier 2013, par des éléments des forces spéciales françaises, appuyés et soutenus par des hélicoptères Gazelle et des Mirage F1-CR, afin de repousser les groupes terroristes qui avaient pris la partie Nord du Mali. Un an et six mois plus tard, l'Etat Major des Armées fait un premier bilan chiffré d'une opération qui fera connaître des situations extrêmement difficiles pour les militaires français, tant par la chaleur avoisinant les 50°C (voir 70°dans certains cas), que par le matériel, souvent décrié en raison de sa vétusté.

Tout d'abord, "plusieurs centaines de terroristes" ont été tués, "en coordination avec les forces africaines de la MISMA, puis de la MINUSMA". Avec la récupération des territoires occupés par les terroristes, les forces armées ont découvert "environ 200 tonnes d’armement et de munitions ainsi qu’une vingtaine de tonnes de nitrate d’ammonium destinée à la fabrication de mines artisanales".

Du côté des moyens aériens engagés, que ce soit avec l'Armée de l'Air (Mirage F1-CR, Mirage 2000D, Rafale, ravitailleurs C-135FR, drones Harfang et Reaper, et avions de transport), ou la Marine Nationale (ATL-2), les aéronefs ont effectué "plus de 13 000 heures de vol lors de 7 500 sorties". Dans le cadre de ces missions aériennes, "près de 300 bombes ont été délivrées (GBU 12, GBU 49, AASM, MK82)".

Concernant la logistique, indispensable dans les opérations militaires, et en particulier dans des pays comme le Mali avec une superficie d'environ 1.240.190 km², et où les deux villes les plus importantes sont espacées de 2.000 mk (deux fois la France), l'EMA écrit que "les différents bataillons logistiques qui se sont succédé ont ainsi été amenés à parcourir en moyenne 400.000 km/mois, soit l’équivalent de 10 fois le tour de la Terre chaque mois".

Mais cette lutte contre le terrorisme n'est pas terminée, et "la France a décidé, en partenariat avec les Etats de la région, de réorganiser son dispositif et de repenser la conduite de ses opérations dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne (BSS)".

L'opération Barkhane :

Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense, a officiellement parlé pour la première fois de cette opération le 13 Juillet sur les ondes d'Europe 1 en déclarant que Serval est "de fait terminée" et qu'elle a "rempli sa mission". Le nom de cette opération est tiré d'une dune, en forme de croissant de lune, allongée dans le sens du vent.

Cette nouvelle opération donc, qui rassemble les opérations Serval, Epervier et Sabre (forces spéciales dans la BSS), a pour objectif, avec cinq pays de la région (la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina-Faso), d' "appuyer les forces armées des pays partenaires de la BSS dans leurs actions de lutte contre les groupes armés terroristes", et de "contribuer à empêcher la reconstitution de sanctuaires terroristes dans la région", selon l'Etat-Major des Armées.

Pour mener à bien ces objectifs, la France va mettre en oeuvre une force de 3.000 militaires, une vingtaine d'hélicoptères, 200 véhicules destinés à la logistique, 200 blindés, 6 avions de chasse (Mirage 2000D et Rafale), 3 drones (Harfang et Reaper), et enfin, une dizaine d'avions de transport. Tout ce dispositif sera commandé par le Général PALASSET, depuis le Poste de Commandement InterArmées de Théâtre (PCIAT), établi à N’Djamena, au Tchad.

Ces différents vecteurs terrestres comme aériens seront répartis sur quatre bases au sein de la BBS.

  • Au Mali : Environ 1.000 militaires sont déployés sur une base militaire à Gao, au sein d'un groupement tactique désert. A Tessalit, au Nord-Est du Mali et à proximité de la frontière algérienne, entre 30 et 50 soldats sont prépositionnés sur une base avancée, "susceptible de pouvoir accueillir une opération si nécessaire", selon Jean-Yves Le Drian.
  • Au Tchad : A N'Djamena, capitale du pays, est installé le Poste de Commandement InterArmées de Théâtre (PCIAT). De plus, la base aérienne accueille les moyens aériens de cette opération. Les Mirage 2000D et les Rafale stationnent aux côtés des ravitailleurs C-135FR du Groupe de Ravitaillement en Vol 2/91 "Bretagne". On retrouve également des avions de transport Transall et C-130 Hercules. En tout, environ 1.200 militaires sont présents au Tchad.
  • Au Burkina-Faso : C'est sur l'aéroport de Ouagadougou que sont prépositionnés des hommes des forces spéciales françaises, disposant de leur propre avions de transport et hélicoptères.
  • Au Niger : La base aérienne française à Niamey, capitale du pays, accueille tout ce qui concerne le renseignement. Elle dispose, entre autres, de deux drones MQ-9 Reaper et d'un drone Harfang, de l'Escadron de Drones 1/33 "Belfort". La région de Madama a également été choisie pour qu'une base avancée y soit implantée, en raison de son emplacement stratégique, à quelques kilomètres de la frontière libyenne... où la France y opère régulièrement, avec l'accord du gouvernement libyen, et avec l'aide des Etats-Unis. Ainsi, 300 militaires français sont installés au Niger.
  • En Mauritanie : A Atar, une ville du centre-ouest de la Mauritanie, accueille un détachement d'instruction opérationnelle, afin de former des soldats à diverses techniques.
L'opération Barkhane remplace les opérations Serval et Epervier
Cliquez sur l'image ci-dessus pour accéder à une carte interactive de cette opération !

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jam_du_31 03/08/2014 10:47

Je pense que tu oublies aussi les forces basées au en Mauritanie.

Defens'Aero 03/08/2014 11:57

C'est ajouté, merci :-)